Iron Maiden : Le meilleur album du groupe de Heavy Metal est The Number Of The Beast (d'après les français)

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Iron Maiden : Le meilleur album du groupe de Heavy Metal est The Number Of The Beast (d'après les français)
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The Number Of The Beast a été élu le meilleur album de Iron Maiden par les lecteurs de MetalZone.

The Number Of The Beast en première place

Au cours de ses 45 ans de carrière, le légendaire groupe de Heavy Metal a sorti seize albums. Il y a deux semaines, Kerrang! a demandé à ses lecteurs de voter pour le meilleur album de Iron Maiden. L’opus de 1988, Seventh Son Of A Seventh Son, a remporté la première place.

Seventh Son Of A Seventh Son est le septième album de Maiden. Il raconte l’histoire d’un garçon doté de pouvoirs surnaturels – le septième fils d’un septième fils, personnage récurrent dans les contes religieux et le folklore – et au fil des chansons, il détaille ce qui arrive à l’enfant considéré comme un monstre dans son village pour sa capacité à voir l’avenir. Alors que les menaces de ses voisins en colère s’intensifient, les choses tournent mal. Un jour, le frontman Bruce Dickinson a décrit l’album comme “un Dark Side Of The Moon Heavy Metal”.

En réponse à Kerrang!, nous avons décidé de lancer notre propre sondage pour voir si les français avaient les mêmes goûts que les fans de Metal britanniques ou non. Le sondage est désormais terminé. Vous êtes venus par milliers pour donner votre avis, voici les résultats !

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Le Top 5 des lecteurs de MetalZone :

01. The Number Of The Beast

02. Powerslave

03. Seventh Son Of A Seventh Son

04. Somewhere In Time

05. Piece Of Mind

Le Top 5 des lecteurs de Kerrang! :

01. Seventh Son Of A Seventh Son

02. Powerslave

03. The Number Of The Beast

04. Somewhere In Time

05. Piece Of Mind

Comme vous pouvez le remarquer, les résultats sont assez similaires. Il n’y a que The Number Of The Beast et Seventh Son Of A Seventh Son qui ont échangé leur place dans le classement. The Number Of The Beast a remporté le sondage avec 23% des voix. Powerslave, juste derrière, se trouve à 16% et Seventh Son Of A Seventh Son est à 12%. Afin de célébrer la victoire du troisième album du groupe, retrouvez quelques infos et anecdotes le concernant ci-dessous !

Début février 2020, lors d’une apparition sur Trunk Nation de SiriusXM, Steve Harris, le bassiste de Iron Maiden, a parlé de la pression que lui et ses compagnons de groupe ont ressenti lors de l’écriture et de l’enregistrement de The Number Of The Beast.

Steve Harris parle de la création de The Number Of The Beast

Il a déclaré :

À l’époque du premier album, il s’est écoulé quatre ans et demi avant que nous ne soyons signés et tout ça. Nous avions donc beaucoup de musique en stock. Il me semble que le deuxième album ne contenait que trois nouvelles chansons, parce que le reste était des morceaux que nous avions déjà composés et qu’on jouait en live.

Quand nous sommes arrivés au troisième album, on était genre : “Qu’est-ce qu’on va faire maintenant ?”. En gros, on avait épuisé toutes nos anciennes démos. La pression était assez forte, et nous n’avions pas beaucoup de temps non plus. À l’époque, c’était juste album, tournée, album, tournée, etc… et ça marchait. Alors on s’est dit : “Tu sais quoi ? Ça a très bien marché jusque là, alors nous allons continuer à faire pareil”.

Bien sûr, c’était une période assez effrayante d’une certaine façon, mais c’était aussi thérapeutique dans le sens où nous avons dû nous concentrer pour trouver des solutions. C’était un peu une sorte de moment crucial, où il fallait tout donner.

Sorti en mars 1982, The Number Of The Beast a été le premier album de Iron Maiden à mettre en vedette le chanteur Bruce Dickinson et les contributions du guitariste Adrian Smith, qui avait rejoint le groupe deux ans plus tôt. (Re)Découvrez la manière dont Iron Maiden a changé la scène Metal, avec l’introduction de Bruce Dickinson et la création de l’album The Number Of The Beast ci-dessous.

L’histoire derrière The Number Of The Beast

C’est le moment de l’arrivée de Bruce Dickinson : la pièce manquante nécessaire pour faire entrer Iron Maiden, et son nouvel album bientôt incontournable, dans les grandes ligues du Metal…

Paul Di’Anno estime qu’il a démissionné. La version officielle de Maiden est qu’il a été licencié. Quoi qu’il en soit, le résultat est le même : un groupe en pleine ascension doit trouver un nouveau chanteur à un moment crucial, alors qu’il cherche à se mettre au travail pour son troisième album, après les succès éclatants de ses deux premiers.

Même si c’était un sacré risque, le vent était tel dans les voiles de Maiden que même ce changement de personnel potentiellement calamiteux ne fut rien d’autre qu’une mise à niveau. Le groupe a abordé la situation avec la mentalité suivante : “Autant réparer une roue qui grince avant qu’elle ne cause un réel problème”.

Il s’appelait Bruce Dickinson, c’était un garçon instruit de Sheffield avec un larynx comme une corne de brume, qui avait terminé l’université et qui a immédiatement mis son talent à profit en chantant du Heavy Metal, dans Samson. Alors que son prédécesseur était un homme dur, avec un style vocal pugilistique, Bruce avait une signature plus théâtrale, ce qui correspondait parfaitement à la musique épique et plus engagée que le groupe faisait. Néanmoins, le fossé était grand : les membres de Maiden étaient déjà des vétérans des tournées européennes, et avaient des tampons américains et japonais dans leurs passeports. Sans oublier qu’ils étaient aussi, à bien des égards, plus grands que Samson, qui ne s’était jamais produit en dehors du Royaume-Uni et avait connu un succès que l’on pourrait poliment qualifier de “respectable”.

Son premier spectacle avec son nouveau groupe a eu lieu à Bologne, en Italie, où il a admis :

Je n’ai pas ouvert les yeux pendant les quatre ou cinq premières chansons. Toute l’équipe me regardait et m’évaluait. Ils me regardaient tous comme si j’avais deux têtes ! Mais je savais que ça allait arriver, et je savais qu’il fallait que je m’y mette. Les gens avaient vu le groupe avec Paul, alors il y avait un certain bagage. On ne se contentait pas de me présenter, on jouait des trucs de The Number Of The Beast que personne n’avait encore entendus, donc c’était très différent de ce qu’ils connaissaient !

Alors que dans les premières années de Maiden, des chansons comme Sanctuary et Running Free avaient fait irruption pour matraquer les auditeurs, sur le nouvel album, les objectifs étaient plus élevés. Des chansons plus traditionnelles comme Run To The Hills et la chanson-titre ont été réalisées avec classe et habileté, tandis que les sept minutes de Hallowed Be Thy Name, la piste de conclusion, ont porté l’intensité musicale à des niveaux que le groupe avait auparavant du mal à atteindre, grâce au récit magnétique de Bruce sur l’histoire d’un homme en route vers la potence, du point de vue du condamné.

Le verdict fut rapide et presque unanime : le nouveau Maiden, aux côtés de Bruce, était une entité supérieure, et l’album fut classé numéro un au Royaume-Uni, nouvelle que le groupe reçut alors qu’il poussait un bus en panne en haut d’une colline en Suisse. Même Paul Di’Anno a admis qu’il avait été remplacé par le bon gars.

Bruce est le meilleur chanteur que le groupe ait jamais eu, sans conteste. Je pense qu’il a une sacrée belle voix, et c’était exactement ce dont le groupe avait besoin à l’époque.

Mais tout le monde n’a pas été aussi impressionné. En Amérique, des groupes religieux se sont levés pour contester le nom de l’album, la pochette et les paroles de la chanson-titre. Des disques et des merchs ont été brûlés ou, dans certains cas, éclatés avec des marteaux de peur d’inhaler des fumées “maléfiques”. Steve Harris a été frustré par les incidents, constatant que le sujet avait complètement dépassé l’entendement de ces personnes.

Ils n’avaient manifestement pas lu les paroles.

S’ils l’avaient fait, ils auraient vite remarqué que The Number Of The Beast est un récit édifiant où quelqu’un tombe sur une cérémonie de magie noire au milieu de la nuit et devient terrorisé. De même, bien que la pochette présente Satan lui-même au premier plan, contrôlant une marionnette, il est à son tour une marionnette sous l’influence d’Eddie. En fait, la chose la plus diabolique qui se soit produite lors de la création de l’album a été lorsque le producteur Martin Birch a été impliqué dans un accident de voiture et qu’il a reçu une facture de réparation de 666 £.

Cependant, si l’on regarde les choses d’un point de vue plus commercial, la controverse a simplement signifié que cette nouvelle version améliorée de Maiden devenait de plus en plus influente. Et avec Bruce beaucoup plus professionnel sur scène que son prédécesseur, et mieux équipé pour s’adapter au rigoureux programme de tournée de Maiden, sept nuits par semaine, la dure tâche de conquérir d’abord l’Amérique puis le monde pouvait enfin commencer sérieusement.

Il ne restait qu’un petit détail à régler, à savoir qui se tenait à l’avant de la scène. Dans ses mémoires, What Does This Button Do?, Bruce Dickison a écrit :

Steve voulait être à l’avant et courir partout sur la scène. Je n’étais pas chaud, je ne voulais pas chanter derrière la tête du bassiste.

Les choses se sont précipitées après un spectacle à Newcastle où, après deux heures à se marcher sur les pieds, Bruce et Steve ont dû être séparés par Rod Smallwood en coulisses. Mais le groupe était bien plus important que les querelles sur le placement des micros, et une fois les deux musiciens calmés, un compromis sur le territoire scénique a été trouvé. Encore heureux, car Maiden était en passe de devenir le groupe de Heavy Metal le plus important de la décennie.

Iron Maiden – The Number Of The Beast :

Le nouvel album de Iron Maiden arrive ?

En décembre dernier, des rumeurs ont circulé selon lesquelles Iron Maiden aurait terminé son nouvel album. Les légendes du Heavy Metal britannique n’ont pas sorti de musique fraîche depuis The Book Of Souls en 2015, qui a été enregistré fin 2014 à Paris, en France, avec le producteur de longue date Kevin “Caveman” Shirley.

Les dernières rumeurs ont été alimentées par le récapitulatif de fin d’année de Kevin Shirley sur les réseaux sociaux, dans lequel il a fait allusion à une nouvelle collaboration avec Iron Maiden. Il a écrit qu’il avait passé trois mois à Paris, au début de l’année dernière, “à travailler très dur sur un projet sans nom mais pas très secret”. Il avait ajouté : “J’ai terminé avec un grand bourdonnement dans les oreilles”.

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