Après les accusations publiques d’un ancien technicien de tournée, Slaughter To Prevail publie un communiqué détaillé pour contester ses propos et rétablir sa version des faits.
Le groupe se défend point par point après un témoignage accablant
Le 26 juillet, Thomas Finch, ancien technicien batterie de Slaughter To Prevail, publiait un message virulent sur sa page Facebook, dénonçant les conditions de travail vécues lors d’une récente tournée. Il évoquait un management désorganisé, des paiements en retard, des dépenses non remboursées et l’absence totale de contrat écrit, comme résumé dans cet article.
Dans un long communiqué partagé sur les réseaux sociaux, le groupe répond publiquement à ces accusations. Il assure que tous les membres de l’équipe sont rémunérés et que les problèmes logistiques rencontrés en tournée ont toujours été traités sérieusement. Le groupe déclare : “Nous faisons tout notre possible pour gérer ce projet correctement et résoudre les problèmes dès qu’ils apparaissent.”
Concernant Finch, les musiciens affirment qu’il n’a jamais exprimé la moindre plainte durant la tournée et qu’il avait même demandé à poursuivre sa collaboration avec eux. Ils ajoutent que son départ s’est fait de manière soudaine : “Il a envoyé un message à notre batteur pour annoncer qu’il quittait l’équipe, sans discuter de ses griefs en amont.”
Un différend professionnel devenu public
Pour Slaughter To Prevail, la publication du témoignage de Finch ressemble davantage à une tentative de se faire de la publicité qu’à une véritable dénonciation : “Il a profité de cette situation pour promouvoir son entreprise, ce qui nous semble opportuniste.”
Le groupe précise qu’une conversation franche avec leur manager a eu lieu peu avant le départ de Finch, durant laquelle il a été informé qu’il ne serait pas reconduit sur les prochaines tournées, l’équipe disposant déjà d’un technicien batterie attitré basé en Australie. Selon eux, c’est à la suite de cet échange que les accusations ont émergé publiquement.
Slaughter To Prevail conteste également plusieurs faits évoqués dans le témoignage. Ils assurent que, lorsque le bus de l’équipe est tombé en panne, les chambres d’hôtel réservées au groupe ont été partagées avec les techniciens. Quant au paiement contesté, le groupe explique que le retard provenait d’une erreur de coordonnées bancaires de la part du technicien, puis d’une courte période de congés du responsable administratif. Le virement aurait été effectué dans les deux semaines suivant la prestation.
Un climat tendu mais des mesures prises
Le groupe indique avoir mené une enquête interne après la publication du message, en consultant les membres de l’équipe et les personnes présentes. Ils affirment n’avoir trouvé aucun comportement abusif ou inapproprié. “Nous prenons ces sujets au sérieux et voulons que chaque personne travaillant avec nous se sente en sécurité et respectée.”
Ils reconnaissent toutefois certaines lacunes : “Un point à améliorer est la mise en place de contrats clairs pour les prestataires temporaires afin d’éviter ce type de malentendu.”
Enfin, le groupe affirme avoir déjà reçu des avertissements concernant le comportement de Finch avant la tournée, mais ne pas les avoir rendus publics par respect. Une clause de confidentialité aurait été ajoutée à la fin de la collaboration, pratique courante selon eux.
Dans un message personnel, Alex Terrible ajoute : “Si tu as un problème avec le manager, tu peux en discuter directement avec lui ou venir m’en parler. Quand tu quittes l’équipe en mentionnant mon groupe, c’est comme si tu déclenchais une guerre.”
D’autres techniciens ayant travaillé récemment avec le groupe ont tenu à partager leur expérience opposée, décrivant une équipe respectueuse et professionnelle.
Un contexte déjà mouvementé pour Slaughter To Prevail
Cette polémique s’ajoute à une série de controverses entourant Slaughter To Prevail ces dernières semaines. Le frontman Alex Terrible a notamment défrayé la chronique après un violent combat à mains nues, documenté dans ce précédent article, ou encore pour avoir brandi un drapeau russe sur scène aux États-Unis, ce qui lui a valu de vives critiques.
Malgré ces turbulences, le groupe poursuit la promotion de son dernier album Grizzly, sorti le 18 juillet via Sumerian Records, et prépare une tournée européenne début 2026, avec des dates annoncées à Bruxelles (BE) et Zurich (CH).
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