Le conflit se poursuit autour de Cradle Of Filth : après le départ de Zoë M. Federoff et le renvoi d’Ashok en pleine tournée sud-américaine, Dani Filth publie une longue mise au point, tandis que les deux ex-membres contestent ses propos et annoncent une réponse par l’intermédiaire de leur avocat.
Dani Filth détaille sa version des faits
Dans un message conséquent, le frontman insiste sur le fait que le groupe n’interdit pas à ses musiciens de mener d’autres projets, à condition que les calendriers soient anticipés. Il revient également sur le “contrat” brandi publiquement : selon lui, il ne s’agissait que d’un brouillon envoyé dans l’urgence pour ouvrir une négociation, et non d’un document à signer en l’état. Il admet avoir transmis un ancien modèle de manière précipitée et affirme vouloir désormais travailler sur une version plus claire et protectrice pour toutes les parties.
Le chanteur évoque ensuite les “trois premiers jours” de la tournée sud-américaine, qu’il décrit comme particulièrement tendus. Alcool, disputes répétées et scènes publiques auraient, d’après lui, rapidement détérioré l’ambiance et mené à la rupture. Il affirme que personne n’était informé d’une éventuelle grossesse, soutient que des messages montrent des demandes d’aide pour arrêter de boire, et réfute toute accusation de “fat-shaming”.
Concernant le management (The Oracle Management, Dez Fafara et Anahstasia), Dani Filth le défend fermement. Il évoque des commissions parfois réduites pour maintenir l’activité, précise qu’aucun accès direct aux fonds n’existe — “tout passe par l’expert-comptable”, souligne-t-il — et rappelle que la rémunération ne se limite pas aux cachets : publications, royalties, PRS ou équivalents, bonus de tournée, endorsements, repas et hébergements font, selon lui, partie intégrante du package. Il insiste aussi sur le coût élevé de la tournée en cours, qu’il évalue à environ 200 000 dollars en dépenses et salaires, et précise que les deux musiciens avaient déjà remis leur démission avant l’explosion publique du conflit.
Enfin, il indique que la tournée The Screaming Of The Américas se poursuit avec un guitariste intérimaire, et conclut en appelant à la patience : “la vérité finira par éclater”. Pour replacer cette déclaration dans la chronologie des événements, retrouvez nos articles précédents publiés ici et là, ainsi que notre compte-rendu du premier concert donné sans Ashok et Zoë à Montevideo, disponible dans cet article.
Ashok et Zoë contestent et saisissent leur avocat
Dans la foulée, Zoë M. Federoff et Marek “Ashok” Šmerda ont chacun publié un court message niant la véracité de cette version et annonçant la préparation d’une réponse juridique : “C’est faux à plusieurs égards ; notre avocat va répondre”.
La veille, Ashok avait remercié longuement les fans pour leur soutien, rappelé ses douze années passées au sein de Cradle Of Filth et assuré qu’il continuerait à créer : “Ce n’est pas un adieu”.
Un dossier toujours ouvert
Deux récits s’opposent désormais frontalement : d’un côté, les accusations de conditions de travail dégradées et de climat interne toxique ; de l’autre, la défense d’un cadre professionnel assortie d’un mea culpa sur la forme du contrat. Pendant ce temps, la tournée suit son cours. Les prochains jours diront si l’affaire bascule sur le terrain judiciaire ou si une désescalade reste possible.
Pour approfondir : relisez nos précédents articles sur cette séquence (premier concert sans Ashok et Zoë • renvoi d’Ashok et accusations • départ de Zoë M. Federoff).
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