Sleep Token : le Guardian tacle violemment Even In Arcadia, “pire album de l’année”

à 17h45
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Sleep Token : le Guardian tacle violemment Even In Arcadia, “pire album de l’année”
© Andy Ford (Presse)

Dans un épisode récent du podcast Today In Focus, le Guardian a désigné Even In Arcadia, le dernier album de Sleep Token, comme “pire disque de l’année”. Un jugement radical qui tranche avec le succès commercial et critique rencontré par le groupe en 2025.

Le Guardian épingle Sleep Token dans son podcast

Invité du podcast Today In Focus du Guardian, le journaliste Ben Beaumont-Thomas n’a pas mâché ses mots à propos du nouveau disque de Sleep Token. Il a d’abord salué l’exploit du groupe, devenu l’un des rares artistes britanniques à se hisser en tête des classements américains, avant de s’en prendre violemment à l’album : “C’est une musique d’une platitude rare, avec certains des pires textes jamais entendus”, a-t-il lâché.

Qualifiant Sleep Token de “sorte de Maroon 5 carencé en fer”, il a poursuivi : “C’est fascinant à quel point c’est mauvais”. Ce ton cinglant a fait réagir, et reflète les débats toujours vifs autour d’un groupe dont la notoriété ne cesse de croître.

Un succès incontestable, des critiques tranchées

Sorti en mai 2025, Even In Arcadia s’est classé numéro un au Royaume-Uni comme aux États-Unis. Il a depuis été certifié or au Royaume-Uni, franchissant le cap des 100 000 ventes, en grande partie grâce au streaming. Parallèlement, les morceaux Caramel et Emergence sont en lice pour les Grammy Awards 2026. La dernière tournée du groupe s’est jouée à guichets fermés, jusqu’au Crypto.com Arena de Los Angeles.

Malgré cette dynamique, Sleep Token divise. Pitchfork a infligé un sévère 2.3/10 à l’album, qu’il juge trop éloigné des fondamentaux du metal. Anthony Fantano, critique influent sur YouTube, a parlé de “metal pour adultes fans de Disney”. À l’inverse, d’autres voix saluent cette proposition atypique. Le New York Times a placé Caramel en tête de son classement annuel des meilleures chansons. Et Doc Coyle (God Forbid, Snot) a dénoncé dans une tribune le snobisme élitiste qui, selon lui, gangrène la scène metal.

Fort d’une esthétique singulière et d’une stratégie discrète, Sleep Token continue de rallier un public fidèle. Comme l’a résumé son manager dans Music Week : “Tout repose sur la création d’une expérience que le public veut pleinement vivre”.

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