« Ça n’a tout simplement aucun sens pour moi » : Dez Fafara (DevilDriver) refuse que l’IA écrive sa musique

(Mis à jour le ) à 16h20
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« Ça n’a tout simplement aucun sens pour moi » : Dez Fafara (DevilDriver) refuse que l’IA écrive sa musique © Stephanie Cabral (Presse)

Pour Dez Fafara, une chanson ne peut pas naître d’un simple algorithme. Le chanteur de DevilDriver estime que l’intelligence artificielle peut rendre quelques services, mais qu’elle reste incapable de remplacer l’émotion humaine : « L’ordinateur n’a pas de cœur. »

À quelques jours de la sortie de Strike And Kill, le frontman rejette l’idée de confier l’écriture ou la composition à l’IA, au moment où les outils génératifs divisent de plus en plus les artistes rock et metal.

« L’ordinateur n’a pas de cœur » : la charge de Dez Fafara contre l’IA

Interrogé par MetalSide, dans un entretien disponible à cette adresse, Dez Fafara explique qu’il considère l’intelligence artificielle comme un outil limité, pas comme un partenaire de création. Le leader de DevilDriver dit connaître des artistes qui utilisent l’IA pour écrire leurs paroles, mais il peine à comprendre cette démarche : « Je ne vois pas comment on peut laisser un ordinateur écrire ses paroles, puis les chanter. Ça n’a tout simplement aucun sens pour moi. »

Il explique qu’il lui arrive d’utiliser l’IA pour trouver une rime ou animer un visuel, mais refuse d’en faire un outil de composition. Pour Fafara, cette technologie peut dépanner à la marge, sans jamais remplacer le travail humain derrière une chanson, une vidéo ou une identité artistique complète.

Avec son humour habituel, le musicien pousse même la réflexion jusqu’à Terminator, estimant que si l’on laisse l’IA évoluer sans limite, on pourrait finir par avoir de sérieux problèmes.

L’IA dans le metal, un débat qui dépasse DevilDriver

Les propos de Fafara prolongent un débat qui traverse aujourd’hui toute la scène rock et metal. Plus tôt cette année, Alissa White-Gluz alertait elle aussi sur les dangers de l’intelligence artificielle, notamment sur la difficulté croissante à distinguer le vrai du faux.

Chez Dez Fafara, la critique se concentre surtout sur l’acte créatif lui-même : une chanson ne peut pas seulement être efficace, elle doit porter une intention humaine. Cette prise de position intervient alors que DevilDriver sortira son onzième album, Strike And Kill, le 10 juillet via Napalm Records, avec les guitaristes Alex Lee et Gabe Mangold, le batteur Davier Ortega Perez et le bassiste Jon Miller.

Le chanteur présente déjà ce disque comme un retour aux racines les plus lourdes et old school de DevilDriver, une direction évoquée lors de ses précédentes déclarations sur Strike And Kill et confirmée par des morceaux récents comme Dead In The Water.

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