Evanescence : Amy Lee craignait que Bring Me To Life ne les réduise à un groupe à un seul tube

(Mis à jour le ) à 12h59
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Evanescence : Amy Lee craignait que Bring Me To Life ne les réduise à un groupe à un seul tube

Plus de vingt ans après avoir révélé Evanescence au monde entier, Bring Me To Life reste un classique du rock moderne. Pourtant, Amy Lee craignait à l’époque que ce succès ne transforme le groupe en simple « one-hit wonder ». Dans une nouvelle interview accordée à Q with Tom Power, elle revient sur les pressions exercées par son label avant la sortie de Fallen et sur un compromis artistique qu’elle n’avait jamais souhaité.

Pourquoi Amy Lee craignait le succès de Bring Me To Life

Dans son entretien avec Q with Tom Power, Amy Lee explique que Bring Me To Life risquait, selon elle, de créer de fausses attentes autour d’Evanescence. Le morceau, porté par une voix masculine qu’elle n’avait pas souhaitée, ne reflétait pas pleinement l’identité du groupe.

« Ma plus grande peur, c’était que nous devenions un “one-hit wonder” », confie-t-elle, en expliquant que les auditeurs auraient pu découvrir cette chanson, puis écouter le reste de la musique d’Evanescence en se disant : « Ce n’est pas ce que j’attendais. » Avec le recul, la chanteuse constate que cette inquiétude ne s’est pas vérifiée, les singles suivants ayant eux aussi trouvé leur public.

Un compromis imposé par Wind-Up

Amy Lee réaffirme que la présence d’une voix masculine sur Bring Me To Life était une exigence de Wind-Up. À une époque où le nu metal dominait les radios, le label voulait offrir au public un « point d’accroche » familier, quitte à réduire Evanescence à l’idée d’un groupe déjà connu « avec une chanteuse ».

La chanteuse révèle aussi que le label avait d’abord envisagé une idée plus radicale : recruter un rappeur qui aurait participé à la majorité des morceaux de Fallen. Amy Lee a catégoriquement refusé, estimant que cette demande revenait à changer l’identité même d’Evanescence.

Après plusieurs semaines de blocage, le groupe accepte finalement un compromis lorsque Bring Me To Life est retenu pour la bande originale de Daredevil. Le label impose alors cette version comme premier single, avec l’intervention masculine qui deviendra indissociable du morceau.

Paul McCoy, un allié dans une situation compliquée

Amy Lee tient toutefois à préciser que Paul McCoy n’a jamais été responsable de cette décision. Déjà proche du groupe, le chanteur de 12 Stones s’est montré compréhensif et investi, au point qu’elle le décrit aujourd’hui comme « un héros dans cette histoire ». Elle précise également avoir écrit elle-même la partie interprétée par le chanteur afin de garder autant que possible le contrôle artistique sur le morceau.

Avec le recul, elle estime aussi que le contexte de Daredevil a facilité l’acceptation de cette collaboration, le dialogue entre les voix masculine et féminine faisant écho à la dynamique entre les personnages du film.

Un morceau devenu le plus grand succès d’Evanescence

Ironiquement, la chanson dont Amy Lee redoutait les conséquences est devenue le plus grand succès d’Evanescence. Sorti en 2003, Bring Me To Life a atteint la cinquième place du Billboard Hot 100, décroché la première place des charts britanniques, dépassé le milliard de vues sur YouTube et franchi récemment le seuil du disque de diamant aux États-Unis.

Cette nouvelle prise de parole intervient alors qu’Evanescence poursuit sa tournée nord-américaine en soutien de Sanctuary, tandis qu’Amy Lee évoquait récemment l’évolution de la place des femmes dans le rock et le metal.

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