Le remplacement d’Alissa White-Gluz aurait pu ouvrir une longue période d’adaptation. Chez Arch Enemy, c’est presque l’inverse qui s’est produit : selon Daniel Erlandsson, Lauren Hart a été adoptée par les fans « dès le premier concert ». Quelques mois plus tard, Michael Amott parle déjà d’une nouvelle ère.
La transition s’est faite à toute vitesse : quelques enregistrements envoyés au groupe, un passage en studio, puis To The Last Breath. Désormais, Arch Enemy travaille sur plusieurs démos et envisage déjà de retourner en studio.
Lauren Hart adoptée « dès le premier concert »
Interrogés par EMP Backstage Club Area lors du Summer Breeze, Daniel Erlandsson et Michael Amott dressent un bilan particulièrement positif des premiers mois de Lauren Hart. Pour le batteur, le déclic remonte aux premières dates asiatiques.
« Dès le premier concert, on a eu l’impression que les fans l’avaient vraiment adoptée et qu’ils l’appréciaient. Et ça continue ici aussi, en Europe. »
Amott insiste surtout sur la facilité avec laquelle Hart a trouvé sa place : « C’est quelqu’un de très naturel, de très sympathique, et c’est une grande fan d’Arch Enemy. Elle s’intègre parfaitement. Elle connaissait déjà toutes les chansons. »
Un détail qui compte : Hart doit aujourd’hui défendre sur scène près de trente ans de répertoire. Le concert intégral du Summer Breeze la montre justement naviguer entre les différentes époques du groupe, tout en interprétant To The Last Breath, son premier titre avec Arch Enemy.
Quelques prises vocales… et tout s’accélère
Au départ, rien n’était aussi définitif. Avec des festivals déjà confirmés, Arch Enemy envisageait même de recruter une chanteuse uniquement pour l’été, histoire de voir ensuite où les choses mèneraient.
Puis Lauren Hart envoie ses propres versions de morceaux du groupe. La réaction est immédiate. « Ça sonnait incroyable tout de suite, et on s’est dit : “Oui, d’accord.” Ensuite, on est entrés en studio et on a enregistré To The Last Breath. Tout est allé très vite. », raconte Amott.
Trop vite ? Le guitariste reconnaît que cette rapidité a provoqué un peu de nervosité. Mais quelques mois de concerts plus tard, Arch Enemy ne semble plus considérer Hart comme une solution de transition. « Lauren suit son propre chemin, et c’est la prochaine ère d’Arch Enemy. »
La comparaison avec Angela Gossow reste pourtant naturelle. Hart a elle-même raconté que la découverte de Wages Of Sin lui avait donné envie d’explorer le chant extrême. Un retour de Gossow après le départ de White-Gluz ? Amott coupe court : « Je comprends cette réaction de fan […] mais non, ce n’était pas vraiment une option. »
Arch Enemy pense déjà à la suite
Pas question, donc, d’attendre la fin des tournées pour écrire. Michael Amott explique que lui et Daniel Erlandsson composent continuellement ; plusieurs démos existent déjà.
Après une courte pause en septembre, Arch Enemy reprendra les concerts aux États-Unis en octobre et novembre. Entre-temps, le travail doit continuer : « Le plan, c’est de continuer à travailler sur certaines démos que nous avons déjà et probablement d’entrer assez vite en studio pour commencer à construire de nouveaux morceaux. »
Le rythme résume assez bien cette nouvelle période. Lauren Hart donnait son premier concert avec Arch Enemy le 27 mars à Pékin ; quelques mois plus tard, le groupe prépare déjà ce qui viendra après To The Last Breath.