Matt Bellamy, le chanteur et guitariste de Muse, possède Manson Guitar Works depuis 2019. Le musicien travaille avec le fabricant britannique depuis la fin des années 1990, et ses guitares sont connues pour être assez particulières, notamment en raison des effets qui y sont directement intégrés. Dans une récente interview, il est revenu sur les origines de cette collaboration, ainsi que sur les nouveaux instruments qu’il utilise avec Muse.
Comment une pédale découverte au Japon s’est retrouvée dans ses guitares
Lors d’un entretien avec Guitar World, Bellamy a raconté qu’il avait découvert la Fuzz Factory de Z.Vex dans un magasin de Tokyo, aux alentours de 1999 ou 2000. Il a tellement aimé cette pédale qu’il l’a utilisée en concert le soir même.
Il a expliqué : « Cette pédale avait un son incroyable. Je l’ai utilisée dès le soir même, pendant le concert. À la fin de chaque morceau, je me baissais pour bidouiller les réglages et faire toutes sortes de bruits. Je me suis dit qu’il fallait absolument intégrer cet effet directement à ma guitare. »
Et c’est ce qu’il a fini par faire. La Fuzz Factory a été intégrée à plusieurs de ses guitares Manson, ce qui lui permet de manipuler l’effet sans avoir à se baisser vers son pédalier.
À noter que Bellamy a commencé à travailler avec Manson en 1999, lorsqu’il a acheté une guitare à sept cordes, qu’il a notamment utilisée sur Citizen Erased. Il a ensuite continué à collaborer avec le fabricant pendant une vingtaine d’années, avant de racheter l’entreprise en 2019.
Des guitares à huit cordes, de l’intelligence artificielle et de nouveaux modèles
Aujourd’hui, Manson ne fabrique pas uniquement des guitares pour le leader de Muse. L’entreprise travaille notamment sur un modèle signature pour Graham Coxon de Blur, ainsi que sur une version à huit cordes de l’Oryx, une guitare développée avec Adam « Nolly » Getgood, ancien bassiste de Periphery et ingénieur du son de renom.
Bellamy s’est lui aussi mis à la guitare à huit cordes, et il en a utilisé une sur Unravelling et Shimmering Scars, deux morceaux du dernier album de Muse, The Wow! Signal.
En outre, le guitariste s’intéresse à l’intelligence artificielle, et envisage de l’intégrer à certains instruments pour pouvoir modifier les effets et les sons à l’aide de simples instructions. Pour le moment, ce n’est encore qu’une idée.
Cependant, malgré son intérêt pour toutes ces technologies, Bellamy ne cherche pas nécessairement à jouer de manière parfaitement propre. Au contraire, il apprécie les petites imperfections, et estime qu’elles font partie de ce qui rend la musique humaine.
Par ailleurs, Muse sera prochainement de passage en France pour trois concerts, le 27 novembre à Paris, puis les 3 et 4 décembre à Montpellier.