10 albums de metal extrême récents à écouter absolument de A à Z

(Mis à jour le ) à 16h52
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10 albums de metal extrême récents à écouter absolument de A à Z

Ces dernières années ont donné quelques excellents albums de metal extrême, et surtout des disques qui s’écoutent encore comme des albums. Pas besoin de chercher les deux bons morceaux au milieu d’une heure de remplissage.

Death metal, deathcore, technique, progressif, dissonant… Voici dix albums sortis entre 2018 et 2024 que l’on peut facilement lancer au début et laisser tourner jusqu’à la fin.

Rivers Of Nihil : Where Owls Know My Name (2018)

Rivers Of Nihil mélange ici death metal technique et progressif avec des passages atmosphériques, des claviers et surtout du saxophone. Sur le papier, ça pourrait vite partir dans tous les sens, mais l’ensemble est étonnamment naturel.

The Silent Life et Where Owls Know My Name sont deux gros morceaux, mais il n’y a pas grand-chose à jeter autour. C’est technique, mélodique, parfois planant, et le groupe sait éviter de remplir chaque seconde avec 4000 notes.

Blood Incantation : Hidden History Of The Human Race (2019)

Du death metal old school, des extraterrestres et une chanson de 18 minutes avec un nom interminable. Bienvenue chez Blood Incantation.

Hidden History Of The Human Race ne dure qu’un peu plus de 36 minutes et ne contient que quatre morceaux. Le dernier, Awakening From The Dream Of Existence To The Multidimensional Nature Of Our Reality (Mirror Of The Soul), prend pratiquement toute la seconde moitié. C’est tordu, progressif et suffisamment court pour ne jamais devenir pénible.

Cattle Decapitation : Death Atlas (2019)

Avec Death Atlas, Cattle Decapitation mélange death metal, grindcore et mélodies sur fond de fin du monde. Travis Ryan passe d’un registre vocal à l’autre avec une facilité assez ridicule, notamment sur Bring Back The Plague.

Le disque approche l’heure, ce qui est beaucoup pour une musique aussi violente, mais il est suffisamment varié pour tenir la distance. Le morceau Death Atlas termine l’album comme il faut, avec huit minutes de désespoir total.

Fit For An Autopsy : The Sea Of Tragic Beasts (2019)

Fit For An Autopsy fait du deathcore, mais pas que. The Sea Of Tragic Beasts contient beaucoup de post-metal, des passages atmosphériques et évidemment quelques breakdowns bien placés.

Mirrors, Shepherd et Your Pain Is Mine comptent parmi les meilleurs morceaux du groupe. L’album est lourd sans passer 45 minutes à essayer de prouver à quel point il est lourd. Ça aide.

Ulcerate : Stare Into Death And Be Still (2020)

Ulcerate, c’est déjà une autre histoire. Stare Into Death And Be Still est un gros bloc de death metal dissonant, sombre et assez difficile à comprendre pendant les premières écoutes.

Les guitares donnent parfois l’impression de jouer dans une dimension parallèle pendant que Jamie Saint Merat fait des choses incompréhensibles derrière sa batterie. Il faut un peu de temps pour rentrer dedans, mais une fois que ça clique, l’album est fascinant.

Archspire : Bleed The Future (2021)

Archspire joue vite. Vraiment très vite. Heureusement, les Canadiens savent aussi écrire des chansons, sinon l’exercice deviendrait probablement insupportable après cinq minutes.

Bleed The Future contient huit morceaux et dépasse à peine la demi-heure. Les riffs sont techniques mais mémorables, la basse est excellente et Oli Peters débite ses lignes comme s’il essayait de battre un record. Trente minutes suffisent largement. Dans le bon sens.

Humanity’s Last Breath : Välde (2021)

Si vous aimez les guitares accordées tellement bas qu’elles commencent à ressembler à des machines industrielles, Välde devrait faire l’affaire.

Buster Odeholm construit ici un énorme mur de guitares, de rythmiques déstructurées et de textures électroniques. Tide, Earthless et Descent sont particulièrement efficaces. C’est froid, écrasant et assez peu accueillant. Parfait.

Lorna Shore : Pain Remains (2022)

Lorna Shore ne fait pas vraiment dans la subtilité sur Pain Remains. Orchestrations gigantesques, blasts, breakdowns, tremolos et Will Ramos qui semble parfois avoir oublié qu’il possède des cordes vocales humaines.

La grosse surprise vient surtout des mélodies. La trilogie Pain Remains termine l’album avec près de vingt minutes beaucoup plus émotionnelles que ce que les singles ultra brutaux du groupe pouvaient laisser imaginer.

Shadow Of Intent : Elegy (2022)

Shadow Of Intent est parti du deathcore pour arriver progressivement vers quelque chose de beaucoup plus proche du death metal mélodique et symphonique. Elegy représente très bien cette évolution.

Les orchestrations sont énormes, les guitares ont de vraies mélodies et Ben Duerr est toujours aussi impressionnant. Le disque est long et grandiloquent, mais quitte à mettre un orchestre partout, autant ne pas faire les choses à moitié.

Blood Incantation : Absolute Elsewhere (2024)

Oui, encore Blood Incantation. Mais entre Hidden History Of The Human Race et Absolute Elsewhere, le groupe a suffisamment évolué pour mériter les deux places.

L’album contient essentiellement deux grandes compositions, The Stargate et The Message. On y trouve du death metal, du rock progressif des années 70, des synthés et de longues parties psychédéliques. À certains moments, on pourrait presque croire que quelqu’un a changé de disque sans prévenir.

Pourtant, ça marche. Et pendant 43 minutes, Blood Incantation peut tranquillement faire ses trucs d’extraterrestres.