Daron Malakian (SOAD) affirme avoir eu le sentiment que “le metal était mort” le jour où Ozzy Osbourne est décédé

à 11h42
Lecture 3 min.
Daron Malakian (SOAD) affirme avoir eu le sentiment que “le metal était mort” le jour où Ozzy Osbourne est décédé
© Shutterstock.com

Daron Malakian revient sur la mort d’Ozzy Osbourne et l’impact de l’Ozzfest sur System Of A Down, tout en poursuivant son chemin artistique avec Scars On Broadway.

“Le jour où le metal est mort” : Daron Malakian réagit à la disparition d’Ozzy

Daron Malakian, chanteur et guitariste de System Of A Down, n’a pas caché son émotion en apprenant la mort d’Ozzy Osbourne. Dans une interview avec Rolling Stone, il déclare : “Je déteste dire ça, mais j’ai eu l’impression que ce jour-là, le metal était mort. Ozzy, c’est le roi du metal. Sa disparition laisse un vide énorme.”

Plusieurs artistes ont réagi à cette perte, dont Pantera, qui a suspendu une partie de sa tournée pour faire son deuil, comme rapporté dans cet article. Ozzy s’était récemment produit à Birmingham pour un concert d’adieu, un moment décrit comme un ultime effort par Tony Iommi, comme expliqué ici.

Souvenirs marquants de l’Ozzfest : entre admiration, provoc’ et reconnaissance

Dans ce même entretien, Malakian revient longuement sur l’importance de l’Ozzfest dans l’ascension de System Of A Down à la fin des années 1990. Il décrit l’événement comme “une colonie de vacances metal”, riche en rencontres marquantes et anecdotes improbables, de Lemmy en Speedo à une réprimande pour nudité sur scène : “Je pensais que c’était normal au Ozzfest, mais on nous a vite rappelé que ce n’était pas le System Of A Down Fest.”

De la scène secondaire à 11h du matin jusqu’au statut de tête d’affiche, le groupe a gravi les échelons avec intensité. “On avait quelque chose à prouver, et on le prouvait chaque jour”, affirme-t-il. Pour lui, le festival a permis d’élargir le public du groupe et de s’imposer dans une scène alors en pleine ébullition.

Scars On Broadway : un exutoire toujours actif

Alors que l’avenir de System Of A Down reste incertain en studio, comme évoqué dans cet article, Daron Malakian poursuit son parcours avec Scars On Broadway. Le musicien vient de sortir Addicted To The Violence, un nouvel album incisif mêlant colère, ironie et observation lucide. Il y dénonce “une génération désensibilisée, sans empathie”, comme il l’expliquait récemment ici.

À travers ses projets, Malakian affirme son besoin constant de créer. Si la mort d’Ozzy marque pour lui la fin d’une époque, il ne fait aucun doute que le metal continuera de vivre dans les souvenirs, la scène actuelle et les générations à venir.

Plus d'actus sur Scars On Broadway
L'actu Hard Rock