Hatebreed a officiellement réagi à la plainte déposée par son ancien bassiste Chris Beattie, évoquant une simple rupture contractuelle et qualifiant l’affaire de “conflit banal entre ex-membres de groupe”. Le groupe réfute toute irrégularité dans son licenciement, survenu en novembre 2024.
Une rupture contestée, mais jugée légitime
Selon Billboard, Hatebreed a déposé une motion auprès de la cour du Connecticut le 25 septembre, contestant les fondements juridiques de la plainte de Chris Beattie. Le bassiste, cofondateur du groupe en 1994, affirme avoir été évincé sans justification, après 30 ans de carrière, et réclame sa part des revenus liés au merchandising et aux droits d’auteur.
Pour Hatebreed, la situation est claire : “Chris Beattie est un ancien membre mécontent qui croit à tort avoir un droit permanent de rester dans le groupe, alors que la relation entre les parties était résiliable à tout moment”, peut-on lire dans la motion transmise à la cour. Le groupe rappelle qu’aucun contrat écrit ne garantissait un statut de membre à vie, ni de droit automatique sur les revenus post-départ.
La plainte évoquait un incident survenu quelques jours avant le renvoi de Beattie, où un agent de sécurité l’aurait accusé à tort de harcèlement. Hatebreed répond que cet événement n’a jamais été formellement lié à son licenciement : “Même si l’incident a été mentionné, il ne constitue pas un fondement juridique valide pour contester sa sortie du groupe.”
Un été agité
Malgré cette affaire, Hatebreed n’a pas ralenti son activité. Le groupe a sorti en juillet le morceau Make The Demons Obey, son premier titre depuis 2020, et s’est illustré cet été sur plusieurs scènes européennes, notamment au Rock The Lakes, où il a offert un set percutant à Cudrefin.
Le guitariste Wayne Lozinak, opéré d’une tumeur bénigne cet été, poursuit sa convalescence, tandis que Carl Schwartz (First Blood, Terror) assure la basse en attendant de nouvelles décisions. En août, Hatebreed a notamment joué à guichets fermés au Festival 666 et à La Grange du Charfait.
Dans l’attente d’un jugement, le groupe reste discret dans ses déclarations publiques. L’avocat de Hatebreed a simplement déclaré à Billboard : “Les documents parlent d’eux-mêmes.”
