Sting a versé plus de 800 000 dollars à Andy Summers et Stewart Copeland, ses anciens collègues de The Police, dans le cadre d’un litige sur les royalties du groupe. Une somme révélée alors que la procédure judiciaire se poursuit à Londres.
Royalties contestées et accords anciens
Selon la BBC, Summers et Copeland affirment ne pas avoir touché leur part sur certains revenus liés aux morceaux de The Police, notamment issus du streaming. Ils demandent entre 2 et 10,75 millions de dollars (environ 1,7 à 9,2 millions d’euros), arguant que des accords conclus dès 1977 prévoyaient un partage des revenus éditoriaux.
Les deux musiciens invoquent un arrangement oral formalisé ensuite par contrat, selon lequel chacun recevrait 15 % des revenus en tant qu’arrangeur. Ils estiment que Sting a retenu une part importante de ces montants.
Une lecture divergente des contrats
Sting conteste leur interprétation. Pour ses avocats, le streaming relève de la “performance publique” (l’utilisation d’une œuvre dans un lieu accessible au public, ou par diffusion), non couvert par l’accord de 2016, qui ne viserait que la fabrication de disques.
Le litige porte notamment sur le morceau Every Breath You Take, dont Summers a composé le riff emblématique. En 2022, Sting a vendu l’ensemble de son catalogue – solo et Police – à Universal pour plus de 300 millions de dollars.