Phil Campbell And The Bastard Sons : Dark Days en live au Summer Breeze 2018 refait surface après la disparition du guitariste

à 16h02
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Phil Campbell And The Bastard Sons : Dark Days en live au Summer Breeze 2018 refait surface après la disparition du guitariste
© Tetralens

Une captation professionnelle remet en lumière Phil Campbell And The Bastard Sons sur scène, avec une version habitée de Dark Days enregistrée au Summer Breeze 2018. Diffusée en hommage à Phil Campbell, cette archive ravive l’empreinte d’un groupe passé d’un projet familial à une formation solidement ancrée dans le heavy rock.

Un moment suspendu, entre passé et devenir

À Dinkelsbühl, sous l’œil des caméras de Rockpalast, tout semble déjà en place — et pourtant encore en mouvement. Phil Campbell And The Bastard Sons se tient à cet équilibre fragile : celui d’un groupe né presque par jeu, autour de reprises des Rolling Stones en famille, devenu au fil des années une entité à part entière.

Sur scène, Dark Days agit comme un point de bascule. L’énergie reste brute, frontale, mais quelque chose s’affirme — une écriture, une direction, une identité. Le contexte pèse aussi : nous sommes dans l’après-Motörhead, après la disparition de Lemmy Kilmister en 2015, et chaque note semble prolonger cet héritage sans jamais s’y enfermer.

Le silence après le fracas

Le 13 mars, Phil Campbell s’est éteint à l’âge de 64 ans, à la suite d’une opération lourde et d’un passage en soins intensifs. Sa famille a annoncé la nouvelle en ces termes : “C’est avec une immense tristesse que nous annonçons la disparition de notre père bien-aimé, qui s’est éteint paisiblement après un long et courageux combat”.

Pendant plus de trente ans, le guitariste gallois a été l’un des piliers du son de Motörhead. Après la fin du groupe, il avait poursuivi la route avec ses fils, prolongeant une histoire musicale à la fois intime et fidèle à ses racines.

Une mémoire partagée

Depuis l’annonce de sa disparition, les hommages affluent et dessinent une image constante. Mikael Åkerfeldt évoque ainsi un homme accessible et profondément humain : “C’était quelqu’un de très sympathique… un homme chaleureux et profondément gentil”, tout en soulignant un guitariste “assez sous-estimé”.

À travers ces mots, c’est autant le musicien que l’homme qui se dessine — respecté pour son jeu, apprécié pour sa présence.

La captation de Dark Days a été publiée dans les jours suivant l’annonce de sa disparition.