Wes Borland a dévoilé comment un riff volontairement très simple est devenu Break Stuff, l’un des morceaux les plus emblématiques de Limp Bizkit. Selon le guitariste, le titre est né lorsqu’en pleine improvisation, Fred Durst a lancé au groupe un défi aussi simple qu’exigeant : composer, sur-le-champ, « la meilleure chose » qu’il ait jamais écrite.
Persuadé de proposer une idée presque anodine, Borland a pourtant vu Durst retenir immédiatement les premières notes du riff. Le groupe les a mises en boucle… et cette improvisation s’est transformée en ce que le guitariste appelle aujourd’hui « la chanson la plus dangereuse du monde ».
Comment Break Stuff est né d’une simple improvisation
Dans un entretien accordé à Gear4music Guitars, Wes Borland est revenu sur la manière dont Limp Bizkit composait ses morceaux. Le groupe alternait entre des riffs préparés à l’avance, des idées développées par Fred Durst et des improvisations, capables de faire naître un titre en quelques minutes.
Si Borland arrivait généralement avec une réserve de riffs, Durst pouvait aussi bousculer cette méthode en mettant le groupe au défi : « Écrivez le meilleur truc que vous ayez jamais composé. Là, tout de suite. »
C’est dans ces circonstances que serait né Break Stuff. À peine Borland avait-il joué les premières notes que Durst l’a interrompu : « Ça suffit. » Le motif est aussitôt répété, puis transformé en chanson.
Le guitariste s’en amuse encore : « J’avais presque écrit ce riff pour plaisanter, tellement il était simple. Je me suis dit : “Et si je jouais juste ça ?” J’ai lancé l’idée sans vraiment y croire… et c’est devenu la chanson la plus dangereuse du monde. »
Un classique né d’une idée presque jetée
L’anecdote illustre un paradoxe étonnant : l’un des morceaux les plus célèbres de Limp Bizkit est né d’un riff que son auteur jugeait presque trop simple pour être conservé. Avec son énergie brute, son riff immédiatement identifiable et son texte consacré à l’accumulation des frustrations, Break Stuff s’est imposé comme un classique du nu metal et a inspiré d’innombrables reprises.
Une popularité toujours grandissante
Au cours du même entretien, Wes Borland s’est également arrêté sur la dynamique actuelle de Limp Bizkit. Selon lui, le groupe n’a jamais connu un tel niveau de popularité — une situation qu’il peine lui-même à expliquer.
« Nous n’avons jamais été aussi populaires. C’est complètement fou. Et je ne dis pas ça par prétention : nous avons nous-mêmes du mal à y croire. Nous avons énormément de chance. »
Là où Fred Durst attribue en partie ce regain d’intérêt à Internet, Borland préfère mettre en avant la bonne entente retrouvée entre les membres du groupe : « Nous nous entendons vraiment bien aujourd’hui. Nous sommes adultes, nous prenons toujours autant de plaisir à jouer ensemble, et je pense que le public le ressent. »
Cette nouvelle dynamique se reflète aussi dans l’actualité du groupe. Limp Bizkit a récemment rejoué Stuck en intégralité pour la première fois depuis 2014 et prévoit de retourner en studio au mois d’août, plusieurs idées de morceaux ayant déjà été accumulées malgré un calendrier de tournée particulièrement chargé.