I Promised The World dévoile un EP percutant qui ressuscite l’esthétique metalcore et post-hardcore du début des années 2000, avec une énergie bien ancrée dans le présent.
Une immersion assumée dans l’héritage des années 2000
Originaire de Denton, au Texas, I Promised The World s’est formé en 2023 sous le nom de Sinema. Après un premier EP, After the Flatline, puis un album intitulé Fear of the Fall, le groupe a changé de nom en 2025 afin d’éviter toute confusion avec d’autres artistes. Cette étape coïncide avec leur signature chez Rise Records et la sortie, le 16 janvier 2026, d’un nouvel EP éponyme.
Dès les premières secondes de Proud, le ton est donné : guitares affûtées, rythmique tendue et intensité émotionnelle palpable. Le groupe revendique clairement ses influences, entre Misery Signals et From Autumn to Ashes, et bénéficie d’une production moderne qui met en valeur les moments les plus lourds.
Un hommage sincère à une époque clé du genre
Composé de cinq titres, I Promised The World replonge dans une esthétique très marquée par l’ère MySpace : clips tournés en extérieur, filtres désaturés, mélodies écorchées et cris viscéraux. Ce n’est pas un simple clin d’œil : derrière la nostalgie, on retrouve une exécution soignée et une vraie sincérité. Le groupe opte pour des structures de morceaux linéaires, qui évitent les refrains répétés, ce qui renforce la tension dramatique.
Sur Future Worth Dying For, le tempo s’accélère et les hurlements prennent toute leur ampleur. À l’inverse, Emerald Waltz clôt le disque sur une note plus posée, proche de la ballade, dans la tradition des fins d’albums propres au genre. Les passages en chant clair sont parfois inégaux, mais ils contribuent à la dimension émotionnelle de l’ensemble.
Actuellement en tournée aux États-Unis, I Promised The World attire l’attention par sa capacité à faire revivre un style tout en le modernisant. Un projet à suivre de près.

