À quelques mois du concert d’adieu de Black Sabbath, Sharon Osbourne a confié être ouverte à l’idée d’un spectacle futuriste… avec des avatars numériques à la manière d’ABBA. Une perspective qui risque de faire lever quelques sourcils dans la communauté metal.
Sharon Osbourne envisage un Black Sabbath… en version numérique
Dans une récente interview avec Metal Hammer, Sharon Osbourne, épouse et manageuse d’Ozzy Osbourne, a évoqué une possibilité pour le moins inattendue : celle d’un spectacle virtuel basé sur des avatars numériques de Black Sabbath. Inspirée par le succès du show ABBA Voyage à Londres, elle affirme : “Bien sûr que j’y suis ouverte. La technologie évolue sans cesse. Ce qu’on peut faire aujourd’hui est déjà incroyable, alors imaginez dans cinq ans.”
Elle ajoute : “On ne sait jamais quelles opportunités peuvent se présenter.” Une réponse qui pourrait faire frémir certains fans old-school… mais qui semble dans l’air du temps, alors que des artistes comme Kiss sont déjà en train de développer leurs propres avatars numériques avec l’aide de Pophouse Entertainment et Industrial Light & Magic.
Un adieu bien réel… avant un retour virtuel ?
Cette annonce survient alors que Black Sabbath s’apprête à donner son tout dernier concert, le 5 juillet 2025 à Birmingham, dans le cadre de l’événement Back To The Beginning. Ozzy Osbourne, qui se produira assis sur un trône – peut-être volant – y retrouvera ses compagnons Tony Iommi, Geezer Butler et Bill Ward pour un ultime hommage aux pionniers du heavy metal.
Avec une affiche dantesque incluant Metallica, Slayer, Tool, Gojira, Halestorm, Alice In Chains, Pantera, Mastodon ou encore un supergroupe dirigé par Tom Morello, l’événement affiche complet depuis des semaines. Il marquera la fin d’une ère… à moins que la technologie ne décide d’en écrire une nouvelle, façon science-fiction.
Un futur en 3D (ou en 4K ?) pour le metal
Si l’idée d’un concert d’avatars de Black Sabbath peut prêter à sourire – ou à grincer des dents – Sharon Osbourne semble convaincue du potentiel artistique (et commercial) de cette approche. Après tout, si ABBA peut remplir une salle plusieurs fois par semaine avec des hologrammes en combinaison moulante, pourquoi pas les parrains du metal ?
On ignore encore si le public headbanguera avec le même enthousiasme face à une version numérique de Iron Man. En attendant, les fans auront au moins droit à un véritable dernier concert cet été. Et qui sait ? Peut-être qu’un jour, on verra Ozzy planer au-dessus de la foule… même sans avoir besoin d’un trône.