Dans une récente interview accordée à Metal Hammer, Tobias Forge a rappelé que les paroles de Ghost n’ont (presque) rien à voir avec Satan. Et contre toute attente, il pourrait bien avoir raison.
Non, Ghost ne fait pas l’éloge du diable (ou presque)
Depuis ses débuts avec Opus Eponymous en 2010, Ghost s’est imposé comme un OVNI musical, mêlant metal, pop suédoise à la ABBA et imagerie religieuse détournée. Ce cocktail détonant a souvent poussé les plus traditionalistes à voir dans Ghost un groupe sataniste — surtout quand les refrains sont entêtants et les costumes dignes d’un conclave démoniaque.
Mais selon Tobias Forge, principal cerveau derrière le projet, ces interprétations passent à côté du message réel. Il explique : “Les paroles ont toujours porté sur la relation de l’humanité avec la vie, la mort, Dieu et la présence ou l’absence du divin. Certaines chansons ciblent un individu précis ou un aspect particulier de la société. J’avais simplement envie que ce nouvel album parle de ce que cela signifie d’être humain. D’être en vie.”
Comme quoi, derrière les encensoirs et les mitres gothiques, se cache surtout une réflexion existentielle — bien plus proche de la philosophie que du culte de Lucifer. En résumé : si vous pensiez que chanter “Lucifer, we are here” faisait de vous un apôtre des ténèbres… c’était peut-être juste une métaphore.
Un nouveau disque et une tournée mondiale à l’horizon
Ces déclarations s’inscrivent dans le cadre de la sortie prochaine de Skeletá, le nouvel album de Ghost attendu pour le 25 avril 2025. Une œuvre que Forge décrit comme sa plus introspective à ce jour, explorant le décalage entre le bonheur espéré et la réalité souvent bien plus complexe de la vie humaine.
Pour incarner ce nouveau chapitre, Tobias Forge a introduit un nouveau personnage sur scène : Papa V Perpetua, successeur du désormais “retraité” Papa Emeritus IV. Une évolution de plus dans la théâtralité permanente de Ghost, pensée autant pour le spectacle que pour préserver un certain plaisir artistique personnel, comme l’explique Forge : “Je veux que Ghost reste divertissant pour les fans, mais aussi supportable pour moi.”
Des concerts “sans téléphones” en France, en Belgique et en Suisse
Ghost partira en tournée mondiale dès le printemps, avec des concerts très attendus dans plusieurs pays francophones :
- 22 avril – Anvers, Belgique – Sportpaleis
- 26 avril – Lyon, France – LDLC Arena
- 27 avril – Toulouse, France – Zénith Toulouse Métropole
- 3 mai – Zurich, Suisse – Hallenstadion Zürich
- 13 mai – Paris, France – Accor Arena
Fait marquant : cette tournée adoptera une politique “sans téléphone portable”. Les spectateurs devront ranger leurs appareils dans des pochettes sécurisées pour profiter pleinement du spectacle. Une idée qui peut sembler radicale, mais qui, selon Forge, permet de graver les souvenirs ailleurs que sur un écran : “Ils vivent ici [dans ma tête], ils vivent dans mon cœur.”
Alors, si vous comptiez filmer une invocation satanique, il faudra vous contenter d’en profiter… en vrai.