Les amateurs de metal russes redoutent les conséquences d’une nouvelle décision de la Cour suprême du pays, qui qualifie le “mouvement sataniste international” d’organisation extrémiste, suscitant l’inquiétude dans toute la scène.
Une décision floue qui inquiète la communauté metal
La Russie a récemment franchi un nouveau cap en déclarant le “mouvement sataniste international” comme entité extrémiste, ouvrant la voie à d’éventuelles poursuites contre ceux qui en adopteraient les symboles ou l’imagerie. Si cette désignation ne renvoie à aucune organisation clairement identifiée, elle pourrait concerner un large éventail d’expressions culturelles, notamment celles présentes dans le metal extrême, où le symbolisme occulte et antireligieux est courant.
Ivan Pavlov, avocat spécialisé dans les droits humains, a exprimé ses craintes auprès de GB News : “Vont-ils mettre des gens en prison pour des t-shirts avec des pentagrammes ou des têtes de bouc ? On ne peut pas l’affirmer avec certitude, mais les expériences passées liées à d’autres affaires impliquant de soi-disant extrémistes fictifs n’augurent rien de bon.”
Un climat de tension renforcé par les relations internationales
Alors que la guerre en Ukraine isole toujours plus la Russie sur la scène internationale, peu de groupes occidentaux s’aventurent aujourd’hui à y tourner. Une exception notable reste As I Lay Dying, attendu pour plusieurs concerts dans le pays cet automne. Contrairement à des groupes comme Behemoth, dont l’imagerie provocatrice pourrait poser problème, As I Lay Dying s’est initialement construit autour d’un message chrétien, ce qui pourrait leur éviter des complications.
Pour l’heure, l’application exacte de cette nouvelle interdiction reste floue. Mais la menace d’une répression arbitraire plane sur tous ceux qui font du metal un espace de transgression et de liberté artistique.