“Dans ma tête, c’était parti en vrille” : Brooks Wackerman pensait avoir tout “foiré” avec Avenged Sevenfold

à 10h36
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“Dans ma tête, c’était parti en vrille” : Brooks Wackerman pensait avoir tout “foiré” avec Avenged Sevenfold
© A7X (Presse)

Brooks Wackerman, aujourd’hui batteur d’Avenged Sevenfold, s’est confié sur l’audition qui a bouleversé sa vie. Une étape marquée par le doute et l’auto-sabotage mental, survenue après la mort de The Rev, puis les passages successifs de Mike Portnoy et Arin Ilejay derrière les fûts.

“Je suis rentré chez moi en pensant que c’était foutu”

Dans le podcast But That 1%, animé par Sona Oganesyan, Brooks Wackerman revient sur le moment où Avenged Sevenfold l’a mis à l’essai, en 2014. À l’époque, il officiait chez Bad Religion depuis plus de dix ans, et n’imaginait pas intégrer un groupe aussi exposé : “Honnêtement, je ne pensais pas que j’avais décroché le poste. Le premier jour s’était bien passé, mais je suis rentré chez moi en me disant que c’était foutu. Je sentais qu’ils n’étaient pas convaincus.”

Tout partait d’un détail technique : un passage qu’il n’avait pas interprété exactement comme sur la version studio. “Zacky [Vengeance] l’a signalé à Matt [Shadows], qui m’a appelé pour me demander de le jouer ‘comme sur le disque’. J’ai pris ça comme un signe que ça n’allait pas le faire. Dans ma tête, c’était parti en vrille.”

Une deuxième journée décisive

Le lendemain, l’ambiance est plus détendue et Brooks retrouve ses marques. Tout se met en place naturellement. Peu après cette deuxième session, le verdict tombe : “Ils m’ont demandé : ‘Ça te dirait de rejoindre Avenged Sevenfold ?’ Évidemment, j’ai accepté tout de suite.”

La connexion humaine s’était déjà faite la veille autour d’un dîner. Wackerman explique que leur vision artistique et la sienne coïncidaient parfaitement : il voulait un projet plus ouvert, où il pourrait vraiment s’exprimer — ce que le groupe lui proposait d’entrée de jeu.

Une transition délicate pour Avenged Sevenfold

Suite au décès de The Rev, Avenged avait brièvement collaboré avec Mike Portnoy (Dream Theater) sur Nightmare (2010). Mais comme le confiera M. Shadows plus tard, Brooks était déjà dans les esprits à l’époque : “Son nom revenait souvent, mais il était pris avec Bad Religion, et le fait qu’il vienne du punk pouvait déstabiliser.”

Avant l’arrivée de Wackerman, c’est Arin Ilejay qui tenait la batterie chez Avenged Sevenfold. Recruté en 2011, il a participé à l’album Hail To The King (2013) et assuré plusieurs tournées majeures. Mais malgré sa bonne entente avec le groupe, les différences de vision artistique se sont accentuées avec le temps. En 2015, A7X officialise son départ, évoquant une “énergie positive”, tout en affirmant vouloir “prendre une autre direction”. Une décision stratégique, motivée par l’envie de retrouver une dynamique plus aventureuse.

Selon M. Shadows, le groupe ne voulait pas auditionner à l’aveugle : “On voulait redevenir un groupe qui fonce à 100 %. Pour ça, il fallait changer. On n’a pas auditionné d’autres batteurs. On voulait Brooks, point.”

Un nouveau chapitre créatif

Depuis, Brooks Wackerman a participé à deux albums : The Stage (2016) et, plus récemment, Life Is But A Dream… (2023), salué autant que critiqué pour ses partis pris radicaux. Une œuvre qui reflète la volonté d’expérimentation totale défendue par M. Shadows : “Quand je me lève le matin, je veux bosser sur quelque chose qui m’excite vraiment.”

Le groupe continue actuellement de tourner autour de cet album, mais sans se précipiter pour la suite. Selon le chanteur, prendre le temps de vivre est essentiel : “Avant de créer, il faut vivre. Faire du sport, marcher, décrocher un peu. C’est comme ça que viennent les meilleures idées.”

Brooks Wackerman dans le podcast But That 1% :

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