Invité du podcast Queer The Music, Rob Halford s’est confié sur les discriminations persistantes aux États-Unis, plus de 25 ans après son coming out. Pour le chanteur de Judas Priest, certaines mentalités n’ont pas évolué autant qu’on pourrait l’espérer.
« Ça me met en colère et ça me peine »
Interrogé par Jake Shears sur l’évolution des mentalités dans le milieu du metal, Rob Halford a salué les avancées, tout en soulignant des résistances persistantes : « Les choses ont changé, oui… mais tout dépend d’où l’on se trouve. L’Amérique est encore incroyablement homophobe. Je vis ici depuis longtemps, j’ai vu beaucoup de choses depuis les années 80, et franchement, ça me met en colère et ça me peine ».
Il évoque notamment certains commentaires entendus après ses concerts : « Des mecs viennent me voir et me disent : ‘J’adore Judas Priest, mais je ne suis pas gay.’ Cette remarque, je l’entends encore. C’est absurde. Ce genre d’étiquettes ne devrait même plus exister. Ce qui compte, c’est la musique, ce qu’on crée, ce qu’on partage ».
Priest en tournée, Halford toujours militant
En pleine tournée nord-américaine avec Alice Cooper, Halford continue de porter un message d’inclusivité dans un univers longtemps dominé par les codes virils. Aujourd’hui marié à son compagnon de longue date, il reste une figure incontournable de la visibilité LGBTQ+ dans le metal. Le groupe se produit ce soir à Virginia Beach.
Depuis le printemps, Judas Priest célèbre les 35 ans de Painkiller avec la tournée Shield Of Pain, marquée par une setlist musclée et la participation surprise de Glenn Tipton lors du concert à Londres. Le groupe a également dévoilé une reprise de War Pigs, qui fera prochainement l’objet d’une nouvelle version en duo entre Rob Halford et Ozzy Osbourne — un hommage appuyé au chanteur de Black Sabbath, disparu cet été.