Quarante-huit ans après son éviction d’AC/DC, Mark Evans revient sur les véritables raisons de son départ. L’ancien bassiste du groupe australien, qui a participé à ses débuts internationaux et aux albums emblématiques de l’ère Bon Scott, estime aujourd’hui qu’il n’a tout simplement pas accordé au groupe l’engagement qu’il méritait.
Mark Evans : “Je ne prenais pas ça assez au sérieux”
Dans un entretien avec ABC News In-depth, Mark Evans est revenu avec lucidité sur son passage au sein d’AC/DC, entre 1975 et 1977. S’il reconnaît avoir été “le bon bassiste au bon moment”, il admet aujourd’hui : “Avec le recul, la seule raison pour laquelle je n’ai pas continué, c’est que je ne prenais pas ça assez au sérieux. Tout est allé si vite que je n’ai pas donné au groupe l’importance qu’il méritait.”
Evans évoque également une ambiance tendue à l’époque, marquée par l’annulation d’une tournée américaine et l’éviction du groupe d’un concert de Black Sabbath : “Il y avait beaucoup de tension. Peut-être qu’Angus et Malcolm ont vu cette période de pause comme une opportunité de faire des changements.”
AC/DC : une machine toujours en marche
Malgré une séparation difficile et quelques différends juridiques ultérieurs, Evans assure n’avoir aucune amertume : “Ce qu’ils ont accompli, et ce qu’Angus continue à porter, j’adore ça. C’est quelque chose de spécial.”
Le groupe, porté aujourd’hui par Angus Young, Brian Johnson, Stevie Young, Chris Chaney et Matt Laug, vient de lancer sa tournée australienne Power Up, la première depuis 2015. Le coup d’envoi à Melbourne a littéralement fait trembler la ville, enregistrant des ondes sismiques. Le concert, qui marquait aussi les 50 ans de carrière du groupe, a été précédé d’un hommage géant à Bon Scott, avec 374 cornemuses jouant It’s a Long Way to the Top.
Sur scène, AC/DC a également surpris ses fans en rejouant Jailbreak, morceau de 1976 sur lequel figure justement Evans, et rarement interprété depuis 1991. Un clin d’œil aux débuts du groupe, que le bassiste regarde aujourd’hui avec fierté : “Je n’ai que de bons souvenirs, beaucoup d’amour et de respect pour le groupe.”

