Chino Moreno a récemment raconté l’origine pour le moins spontanée du nom Deftones, révélant qu’il n’avait rien d’un choix réfléchi. Le chanteur retrace avec légèreté les premiers pas du groupe, marqués par l’improvisation, les fautes d’orthographe et des influences rap.
Un nom lancé à la volée… et mal écrit dès le départ
Invité du podcast Broken Record, Chino Moreno est revenu sur la genèse du nom Deftones. À l’époque, le groupe s’apprêtait à jouer l’un de ses tout premiers concerts, dans le cadre d’un événement “pay to play” : “On devait acheter les billets un dollar pièce, les revendre trois, et gagner un peu d’argent dessus. Finalement, on les a juste filés à nos potes du lycée, histoire d’avoir du monde.”
Problème : il leur fallait un nom. C’est le guitariste Stephen Carpenter qui lâche, au débotté : “On s’appellera Deftones.” Abe Cunningham, le batteur, se charge alors d’écrire ça sur les billets… mais se plante : “Il l’a noté genre ‘D-A-F-tone’, n’importe comment. Et Stephen lui dit : ‘Mais non, c’est ‘Def’, comme dans le rap !’”
Moreno résume la scène avec détachement : “Ce n’était pas du tout réfléchi. Stephen a dit que ce serait notre nom, et on a dit OK.”
Deftones en 2025 : au sommet de sa popularité
Trente ans plus tard, ce nom improvisé est devenu une référence. Avec Private Music, son dixième album sorti en août, Deftones a signé son meilleur démarrage commercial depuis White Pony, atteignant la 5e place du Billboard 200 avec 87 000 ventes en une semaine.
Le groupe continue d’attirer une nouvelle génération de fans, notamment via TikTok, et sa dernière performance lors du festival Dia De Los Deftones à San Diego a marqué les esprits : quatre morceaux inédits ont été joués pour la toute première fois.
Une tournée internationale est prévue pour début 2026, avec des arrêts en France (Adidas Arena, Paris, le 29 janvier) et en Belgique (Forest National, le 30 janvier).
Quant au nom, Chino conclut avec philosophie : “La plupart des noms de groupes sont un peu idiots. Mais à la longue, tu ne fais plus attention. C’est la musique qui parle.”
