Devin Townsend a donné des nouvelles à sa communauté à travers une longue newsletter empreinte d’introspection. De retour d’Asie, le musicien canadien évoque une période charnière, à la fois personnelle et créative, et laisse entrevoir la suite de son parcours.
Une parenthèse méditative
Dans son message, Devin Townsend revient sur une semaine passée dans le nord de la Thaïlande, au sein d’un centre de méditation dirigé par des moines bouddhistes. L’expérience l’a profondément marqué, au point d’envisager, un temps, une possible ordination. Il précise toutefois que certaines règles — renoncer à la musique, à sa famille et à toute intimité — ont rapidement dissipé cet élan, tout en renforçant son respect pour ceux qui font ce choix.
Ces journées, rythmées par cinq heures de méditation quotidienne, se sont transformées en véritable face-à-face avec lui-même : “Je pense que cela m’a obligé à faire face à certaines vérités inconfortables sur moi-même et sur ma vie, et j’en suis ressorti avec un profond sentiment de sens et de gratitude, ainsi qu’une reconnaissance renouvelée du fait de pouvoir encore jouer de la musique.”
Ce recul l’amène également à porter un regard lucide sur les dernières années : “Je pense que depuis Empath, et plus encore après la pandémie et les bouleversements qu’elle a entraînés, j’ai surtout essayé de garder la tête hors de l’eau.”
Une nouvelle étape en préparation
S’il affirme percevoir plus clairement la suite, Devin Townsend reste volontairement évasif. Aucun titre ni identité précise à ce stade, mais une direction qu’il décrit comme “claire, lumineuse, réelle et forte”. Il dit vouloir désormais lâcher prise et laisser le processus créatif suivre son propre rythme.
En parallèle, il poursuit ses activités via sa plateforme communautaire, où il propose notamment son podcast. Un épisode récent le réunit avec l’ingénieur du son Chris Edrich pour un échange consacré à la musique, au son et à The Moth. Il y partage également de nouvelles compositions ambient issues de ses voyages.
Il indique avoir “beaucoup de choses à venir” et explique qu’il prend simplement le temps de souffler.
