AC/DC : il détestait cette basse… et elle a changé leur son

(Mis à jour le ) à 10h01
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AC/DC : il détestait cette basse… et elle a changé leur son © Josh Cheuse (Presse)

Arrivé en 1977 dans un contexte tendu, Cliff Williams va pourtant devenir l’un des piliers du son d’AC/DC. Entre galères administratives, choix d’instruments décisifs et jeu ultra-efficace, le bassiste impose une signature discrète mais essentielle à l’ascension du groupe.

Un recrutement sous tension à un moment clé

D’après Bass Player, Cliff Williams rejoint AC/DC pour enregistrer Powerage, au terme d’un parcours administratif chaotique : “J’ai dit au gars de l’ambassade : ‘Je vais perdre ce boulot.’ […] Ils m’ont fait tourner en rond quatre ou cinq fois.” Il finit par obtenir son visa à temps.

Son arrivée coïncide avec un tournant. Le groupe vise alors une percée internationale et verrouille sa formule : avec Phil Rudd, la section rythmique devient un socle redoutable, pleinement affirmé sur Highway To Hell (1979).

La basse qui a transformé son son

D’abord fidèle à la Fender Precision, Williams teste la Steinberger dans les années 80. Le son le séduit, pas l’instrument : “J’adorais le son, mais je ne supportais pas la basse.” Il en récupère alors l’électronique pour l’installer sur sa Precision.

Le vrai déclic arrive en 1979 avec la Music Man StingRay, qui devient sa référence. Cordes flatwound épaisses, jeu au médiator en downstroke : “Je joue presque uniquement en coups vers le bas, jusqu’à ce que ma main lâche ! […] Le médiator donne un punch bien solide.” Résultat : un son massif, précis, parfaitement calé dans le mix.

Un minimalisme au service du groove

Williams privilégie l’efficacité à la démonstration : “Fais partie d’un ensemble et écoute les autres musiciens.” Une philosophie qui renforce l’impact global du groupe, notamment sur Back In Black, produit par Robert John “Mutt” Lange.

Quelle place pour Cliff Williams aujourd’hui ?

Après un premier départ à l’issue de la tournée Rock Or Bust en 2016, Cliff Williams revient ponctuellement pour enregistrer Power Up (2020). En 2026, il reste lié à l’histoire récente d’AC/DC, mais ne tourne plus régulièrement.

Sur la tournée actuelle, la basse est assurée par Chris Chaney (Jane’s Addiction, Alanis Morissette). En live, il reprend ce rôle clé tenu pendant des décennies : une assise rythmique sobre, puissante, indissociable du son AC/DC.

Le groupe poursuit sa tournée mondiale, avec plusieurs dates en Amérique du Nord prévues jusqu’en septembre.

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