De Neurosis à Billy Strings, Jay Weinberg trouve aujourd’hui son inspiration bien au-delà du metal. Dans un nouvel entretien avec HeartSupport, l’ancien batteur de Slipknot cite plusieurs artistes dont la musique l’aide à affronter l’anxiété, la confusion et les questions plus profondes qui l’accompagnent depuis l’adolescence.
Neurosis et Converge, deux repères pour Jay Weinberg
Dans son entretien avec HeartSupport, Jay Weinberg revient d’abord vers deux groupes qui comptent depuis longtemps pour lui : Neurosis et Converge.
Il réserve notamment des mots très forts à An Undying Love for a Burning World, premier album de Neurosis en dix ans : « C’est l’album de leur vie, et ça se ressent vraiment. Pour moi, c’est leur meilleur travail à ce jour ». Weinberg apprécie surtout la manière dont le disque aborde la complexité de l’existence sans artifice, avec quelque chose de brut et viscéral.
Il retrouve cette force dans Love Is Not Enough et Hum of Hurt, les deux albums sortis par Converge en 2026 : « Il y a presque quelque chose de cérémoniel là-dedans : on utilise cette musique pour regarder en face l’obscurité, la confusion, l’anxiété et le stress, sans les fuir, mais en se sentant accompagnés lorsqu’on décide de les affronter nous-mêmes… C’est extrêmement puissant. »
Bien au-delà du metal
Mais ses repères actuels ne s’arrêtent pas aux musiques extrêmes. Weinberg cite également Sean Solomon et son album The World Is Not Good Enough, Andy Shauf, Billy Strings et King Gizzard & the Lizard Wizard, qu’il décrit comme « incroyablement prolifique ».
Des univers très différents, reliés chez lui par une même sensation : celle d’être compris. « Avec tous ces artistes, je reconnais ce moment où quelque chose me transporte. Leur créativité me fait me sentir plus léger d’une certaine manière. Elle me donne aussi l’impression que les émotions que je ressens sont comprises par ces gens-là », explique-t-il.
Cette façon de parler de musique fait écho au reste de l’entretien, consacré notamment à la santé mentale, au burnout et à la thérapie. Weinberg y raconte comment la période particulièrement difficile qui a suivi son éviction de Slipknot l’a conduit à chercher de l’aide et à intégrer la thérapie à son quotidien.