“C’était une grande leçon pour nous” : Mario Duplantier de Gojira raconte la leçon d’humilité apprise en tournée avec Amon Amarth

à 14h22
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“C’était une grande leçon pour nous” : Mario Duplantier de Gojira raconte la leçon d’humilité apprise en tournée avec Amon Amarth
© Tetralens

Le succès mondial de Gojira est indéniable, mais derrière cette ascension fulgurante se cache une série de leçons importantes, apprises sur la route, notamment lors de leur première tournée américaine en 2006. Dans une récente interview avec MetalXS, Mario Duplantier, batteur du groupe, a partagé un souvenir marquant : une leçon de professionnalisme donnée par les membres d’Amon Amarth, qui a profondément influencé Gojira dans sa façon de gérer les tournées à l’international.

Une leçon d’humilité en tournée

Lors de cette tournée nord-américaine, Gojira partageait l’affiche avec Amon Amarth et Children of Bodom dans des clubs de taille moyenne. C’était la première fois que le groupe se produisait aux États-Unis, et ils avaient encore beaucoup à apprendre sur les règles du live dans ce nouveau contexte. Mario Duplantier se souvient d’une leçon inattendue venant d’un des membres d’Amon Amarth. “Nous jouions en première partie et avions droit à un set de 30 minutes. Mais, jeunes et pleins d’énergie, nous avions tendance à dépasser cette durée. Lors des premiers concerts, nous avons joué 34 ou 35 minutes, avec même un solo de batterie,” raconte Mario. “Un des mecs d’Amon Amarth est venu nous voir et nous a dit : ‘D’où venez-vous ? Vous avez un set de 30 minutes, vous jouez 34, et en plus, vous faites un solo de batterie. Quand on ouvre pour un plateau, on joue ce qui est prévu, pas plus.’”

Le respect des règles du live à l’américaine

Pour Mario et le reste de Gojira, cette remarque a été un véritable choc. En France, les premières parties bénéficient souvent de soundchecks et d’un traitement relativement égalitaire. Mais aux États-Unis, les règles étaient bien différentes. “Nous n’étions pas habitués à cette rigueur. En France, il y a une certaine flexibilité, mais là, on a rapidement compris que dans les pays anglo-saxons, respecter les temps de jeu et les consignes était une question de professionnalisme,” explique Mario.

Cette tournée a été un moment charnière pour le groupe. “C’était une grande leçon pour nous. Nous avons appris à respecter ces règles : si tu as 30 minutes, tu joues 29, pas 31. Et on a dû accepter que, en tant que première partie, on n’a pas toujours droit à un line-check ou un soundcheck. Cela nous a remis à notre place,” confie-t-il. Cette humilité et ce respect des protocoles ont permis à Gojira de mieux comprendre les attentes des tournées internationales et de gagner en professionnalisme.

Une leçon qui a forgé le groupe

Cette expérience avec Amon Amarth a marqué un tournant pour Gojira. En apprenant à s’adapter et à respecter les règles strictes du live, le groupe a pu grandir et gagner en crédibilité sur la scène internationale. “Nous avons beaucoup appris de cette tournée et des autres qui ont suivi. Cela a forgé notre éthique de travail et notre façon d’aborder chaque concert,” conclut Mario.

Grâce à cette leçon, Gojira a su évoluer pour devenir l’un des groupes de metal les plus respectés et influents au monde. Aujourd’hui, le groupe continue de parcourir les scènes internationales, toujours avec ce sens du professionnalisme appris sur la route aux côtés de vétérans du genre.

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