“C’est comme une épidémie… une vraie saloperie” : Bruce Dickinson (Iron Maiden) critique les gens qui filment toute leur vie avec leur téléphone

à 11h50
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“C’est comme une épidémie… une vraie saloperie” : Bruce Dickinson (Iron Maiden) critique les gens qui filment toute leur vie avec leur téléphone
© Tetralens

Actuellement en tournée solo en Amérique du Nord, Bruce Dickinson ne mâche pas ses mots. Très critique à l’égard de l’usage des téléphones en concert, il salue la prise de position d’Iron Maiden sur le sujet. Il est aussi revenu sur le morceau qui l’a convaincu de rejoindre le groupe, et les péripéties qui émaillent son actualité personnelle toujours aussi intense.

“Rangez ce petit fasciste” : Bruce Dickinson dézingue l’addiction au smartphone

Invité du podcast Appetite For Distortion, Bruce Dickinson s’est agacé de voir autant de gens filmer leur vie plutôt que de la vivre : “Franchement, parfois je me dis que j’aurais préféré que la caméra sur ces machins n’ait jamais été inventée. C’est comme une épidémie… une vraie saloperie. Les gens regardent le monde à travers leur téléphone, comme si c’était la seule façon de le vivre. Pour moi, c’est une défaite de l’humanité. Vous filez tous vos sens à ce petit fasciste que vous tenez dans la main. Rangez-le, regardez autour de vous, ressentez ce qui se passe, profitez de la musique. Le téléphone coupe tout ça.”

Depuis le lancement de la tournée Run For Your Lives, Maiden encourage les fans à garder leurs téléphones en poche. Une démarche que Dickinson défend aussi dans Trunk Nation : “Les vrais passionnés, surtout ceux devant la scène, ont pigé. Quand un gars dégaine son téléphone au milieu d’une fosse en feu, les autres lui tombent dessus : ‘Eh mec, remballe ! On est là pour vivre un bon moment, pas pour ton feed Insta.’”

Mais l’idée d’un concert 100 % sans téléphone reste difficile à imposer dans les grandes salles : “Quand tu joues devant 50 000 personnes en plein air, tu ne veux pas transformer ça en camp militaire. Il y a une limite à ce qu’on peut contrôler.” Même son de cloche chez Rod Smallwood, manager historique du groupe, qui invitait récemment les fans à “profiter du moment plutôt que des écrans”.

Killers : le déclic qui a tout changé pour Dickinson

Dans un entretien accordé à Metal Hammer, Bruce Dickinson est revenu sur le moment où il a vu Iron Maiden pour la première fois, en mai 1979, alors qu’il chantait encore dans Samson. Il se souvient : “Je les ai vus jouer et je me suis dit : ‘Putain, c’est autre chose.’”

Un morceau l’a particulièrement marqué : “Killers, c’était comme la claque que j’avais prise en découvrant Deep Purple à 15 ans, mais version moderne. L’énergie était folle. Tout allait droit au but, sans temps mort. La guitare, la batterie, la basse… Davey jouait comme si Ritchie Blackmore l’habitait. Idem pour Wrathchild et Murders In The Rue Morgue.”

C’est à ce moment-là qu’il s’est vu dans le groupe : “Paul [Di’Anno] était bon, mais je me suis dit : ‘Et si c’était moi qui chantais ces titres ?’” Deux ans plus tard, il intégrait officiellement Iron Maiden, remplaçant Di’Anno en septembre 1981.

Une tournée solo pleine de panache

En parallèle de Maiden, Bruce Dickinson tourne en solo avec The Mandrake Project Live 2025. Ce retour très attendu aux États-Unis lui permet de revisiter des titres rares, comme Flash of the Blade, joué pour la toute première fois en concert.

À 67 ans, il continue de surprendre, comme lorsqu’il a repris You’ve Got Another Thing Comin’ avec un musicien de rue à La Nouvelle-Orléans, ou encore lors de son interprétation remarquée de l’hymne américain à Pittsburgh devant 66 000 personnes. Sans filet ni prompteur : “Pas de triche. Juste moi et ma mémoire.”

Bruce prépare aussi un nouvel album solo pour 2027, qui sera enregistré en live début 2026. Il promet un son “lourd à vous broyer les os”, une promesse validée par Steve Harris lui-même.

Iron Maiden en France en 2026, avec un concert filmé

Iron Maiden prolongera sa tournée Run For Your Lives à l’été 2026 avec une nouvelle série de dates européennes. Deux concerts sont annoncés en France : le 22 juin à la Paris La Défense Arena et le 28 juin au Groupama Stadium de Lyon-Décines.

Le show parisien sera filmé et la fosse sera entièrement sans téléphone, grâce au système Yondr. Une première pour Maiden dans l’Hexagone, pensée pour sublimer une production scénique d’envergure. “Le public parisien est exceptionnel depuis notre première venue en 1980 avec Kiss, rappelle Rod Smallwood.

Ces deux concerts s’inscrivent dans la célébration des 50 ans du groupe, avec une setlist axée sur les dix premiers albums, et la présence remarquée de Simon Dawson à la batterie.

Bruce Dickinson dans le podcast Appetite For Distortion :

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