Bruce Dickinson revient sur les excès des années 80 et explique comment sa tournée avec Mötley Crüe l’a poussé à changer de mode de vie pour ne pas sombrer dans le chaos.
“Je ne veux pas finir comme ça” : Bruce Dickinson et les excès du rock
Dans une récente interview accordée à Classic Rock (relayée par MusicRadar), Bruce Dickinson a évoqué son mode de vie dans les années 80, une période marquée par l’intensité des tournées et les tentations du succès. Confronté à un rythme effréné avec Iron Maiden – enchaînant jusqu’à huit concerts en dix jours pendant des mois – il admet que les membres du groupe ont chacun géré cette pression à leur manière.
“Nous étions sous stress constant. Manque de sommeil, auto-destruction… C’était l’alcool, les drogues, les femmes. Tous les jours, on recommençait.”
Loin de glorifier cette époque, Dickinson confie qu’il a eu un déclic après une tournée avec Mötley Crüe, dont le style de vie extrême l’a fait réfléchir : “On a tourné avec Mötley Crüe… Des cas désespérés, et pour la plupart, c’était auto-infligé. Je me suis dit : ‘S’il vous plaît, dites-moi que je ne vais pas finir comme ça !'”
Un mode de vie qui a failli le pousser à tout arrêter
La fin de la tournée World Slavery en 1985 a marqué un tournant pour Dickinson, qui envisageait alors de quitter définitivement la musique : “Je pensais vraiment tout arrêter. Pas pour me lancer en solo, juste arrêter la musique, parce que ça n’en valait plus la peine. Ça avait détruit toutes mes relations.”
L’une des phrases qui l’a particulièrement marqué vient de Pete Townshend de The Who, qui l’a mis en garde contre la facilité d’obtenir tout ce qu’il voulait en un claquement de doigts. Dickinson explique que cette prise de conscience l’a poussé à trouver d’autres centres d’intérêt, notamment l’escrime, pour garder l’esprit clair : “À un moment donné, tu te demandes : ‘Où est la limite ?’ […] C’est là que j’ai décidé de faire autre chose pour garder un équilibre mental.”
Des regrets, mais une vie plus équilibrée aujourd’hui
Aujourd’hui, Dickinson, 66 ans, se dit plus apaisé, bien qu’il regrette certaines choses, notamment le fait de ne pas avoir pu voir grandir ses enfants comme il l’aurait souhaité. Il reconnaît que son mode de vie à l’époque avait faussé ses priorités, mais il semble avoir trouvé un équilibre dans sa vie personnelle et musicale : “Je suis très heureux aujourd’hui, car ma femme est très attentive à ma santé mentale… Mais je pense que je suis très mauvais pour la sienne !”
