Periphery cherche une nouvelle voie avec A Pale White Dot

(Mis à jour le ) à 14h16
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Periphery cherche une nouvelle voie avec A Pale White Dot © Priscilla C. Scott (Presse)

À ce stade de sa carrière, Periphery n’a plus besoin de prouver qu’il sait écrire des morceaux de quinze minutes remplis de changements de rythme improbables. Avec A Pale White Dot, le groupe semble plutôt vouloir répondre à une autre question : que reste-t-il lorsqu’on retire une partie de cette démesure ?

La réponse est intéressante, même si elle n’est pas totalement aboutie.

Plus court, plus direct et porté par une production absolument gigantesque, ce huitième album donne parfois l’impression d’un groupe qui cherche à se réinventer sans savoir exactement où il veut aller. Les meilleurs moments rappellent pourtant pourquoi Periphery reste une référence du metal progressif moderne. Quand les riffs syncopés, les refrains de Spencer Sotelo et les explosions de violence s’alignent, l’impact est redoutable.

Entre efficacité et perte de repères

Ce qui frappe le plus ici, c’est la volonté de simplifier le propos. Les chansons vont davantage à l’essentiel, sans pour autant abandonner le goût du groupe pour les contrastes ou les idées inattendues. Cette approche fonctionne particulièrement bien lorsque Periphery assume son versant le plus lourd et le plus agressif, avec plusieurs passages parmi les plus violents de son répertoire récent.

Mais cette nouvelle concision a aussi son revers. Là où les grands albums du groupe regorgeaient de moments immédiatement mémorables, A Pale White Dot peine parfois à laisser une empreinte durable. Plusieurs morceaux défilent sans véritablement marquer l’auditeur, comme si Periphery était encore en train de tester une formule plutôt que de la maîtriser.

Un album de transition

C’est finalement ce qui définit le mieux A Pale White Dot. Plus qu’une déclaration forte ou un nouveau sommet créatif, le disque ressemble à une étape intermédiaire. Un groupe aussi expérimenté que Periphery ne manque ni de talent ni d’idées, mais cette fois-ci, l’ensemble paraît davantage animé par une envie de recentrage que par une vision totalement affirmée.

Reste une certitude : même lorsqu’il tâtonne, Periphery demeure plus imprévisible que la plupart de ses contemporains. A Pale White Dot n’est peut-être pas le disque que l’on retiendra en premier dans sa discographie, mais il pourrait bien être celui qui prépare quelque chose d’encore plus intéressant.

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