« Fuck la musique par IA » : Misha Mansoor (Periphery) révèle les albums qui ont façonné son univers musical

(Mis à jour le ) à 10h05
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« Fuck la musique par IA » : Misha Mansoor (Periphery) révèle les albums qui ont façonné son univers musical © Tetralens

Misha Mansoor ne mâche pas ses mots lorsqu’il est question d’intelligence artificielle. Le guitariste de Periphery a lancé une série de publications intitulée « Fuck AI Music – Here are some albums made by humans that changed my life », dans laquelle il célèbre les œuvres qui ont marqué son parcours tout en défendant la créativité humaine.

De Meshuggah à Dream Theater, en passant par Opeth, SikTh, The Dillinger Escape Plan et Fredrik Thordendal’s Special Defects, le musicien retrace les influences qui ont façonné son jeu, son écriture et, par extension, le son de Periphery.

Les racines musicales de Periphery mises en lumière

Sur Facebook, Misha Mansoor a entrepris de présenter les albums qui ont changé sa vie. Derrière le titre volontairement provocateur de cette série, le guitariste entend rappeler que les disques qui l’ont profondément marqué sont avant tout le fruit d’une vision artistique et d’une sensibilité humaines.

Au fil de ses publications, il ne se contente pas de recommander quelques classiques du metal. Il explique, album après album, comment certaines œuvres ont modifié sa manière d’écouter la musique, de jouer de la guitare, de composer et d’envisager le metal progressif. Pour les fans de Periphery, cette sélection offre un éclairage rare sur les fondations du groupe.

Six albums qui ont construit sa vision de la musique

Meshuggah – Chaosphere

Pour Mansoor, tout commence véritablement avec Chaosphere. Lors de sa première écoute, il ne perçoit qu’un chaos incompréhensible. Ce n’est qu’après qu’un ami lui a expliqué que les morceaux reposaient largement sur une mesure en 4/4 que tout s’éclaire.

Cette révélation lui ouvre les portes du langage rythmique de Meshuggah, de son approche mécanique des guitares et de la batterie, ainsi que de ce qui sera plus tard associé au djent. Il considère encore aujourd’hui cet album comme l’une des influences majeures de sa carrière.

The Dillinger Escape Plan – Calculating Infinity

Avec Calculating Infinity, Misha Mansoor découvre une autre forme de complexité. L’album le déroute d’abord, avant de devenir l’une de ses références absolues. À ses yeux, The Dillinger Escape Plan prouve qu’une musique apparemment chaotique peut rester profondément cohérente et expressive.

Il salue notamment le jeu de Chris Pennie, dont l’approche de la batterie lui semble totalement inédite, ainsi que le caractère extrêmement vivant de l’enregistrement.

SikTh – Death Of A Dead Day

S’il ne devait retenir qu’un album pour illustrer son propre langage musical, Death Of A Dead Day figurerait parmi les premiers choix. Mansoor admire la capacité de SikTh à concilier une virtuosité exceptionnelle et une véritable recherche mélodique, sans jamais donner l’impression de faire de la technique pour la technique.

Cette influence est bien connue des amateurs de Periphery. Adam « Nolly » Getgood expliquait d’ailleurs récemment combien Death Of A Dead Day avait participé à façonner l’identité sonore du groupe.

Fredrik Thordendal’s Special Defects – Sol Niger Within

Après s’être immergé dans l’univers de Meshuggah, Mansoor découvre Sol Niger Within, une œuvre qu’il juge encore aujourd’hui impossible à classer. Il décrit un album qui semblait venir du futur lors de sa sortie et qui conserve toujours cette impression près de trente ans plus tard.

Le musicien souligne notamment le choix du batteur Morgan Ågren, issu du jazz fusion plutôt que du metal, ainsi que l’influence durable qu’a exercée ce disque sur son approche de la composition et son intérêt grandissant pour Allan Holdsworth.

Opeth – Blackwater Park

Blackwater Park représente pour Mansoor son véritable point d’entrée dans l’univers d’Opeth. Il y découvre une manière totalement nouvelle de mêler death metal, passages acoustiques et longues constructions progressives, sans que ces contrastes ne paraissent forcés.

Il loue particulièrement l’écriture de Mikael Åkerfeldt, le jeu de Martin Lopez ainsi que l’atmosphère singulière du disque. Même s’il reconnaît volontiers les qualités de Ghost Reveries, Blackwater Park demeure son album favori du groupe.

Dream Theater – Metropolis Pt. 2: Scenes From A Memory

Enfin, Mansoor revient sur l’album qui lui a donné envie de devenir John Petrucci. Avec Metropolis Pt. 2: Scenes From A Memory, il découvre des compositions ambitieuses, des changements de mesure permanents et une virtuosité mise au service de la musique plutôt que de la démonstration.

Le guitariste se souvient également de l’impact qu’ont eu Mike Portnoy, John Petrucci, James LaBrie, Jordan Rudess et John Myung sur sa formation musicale. Voir le groupe interpréter l’album en concert l’a convaincu qu’il venait d’assister à quelque chose d’exceptionnel, même si un tel niveau lui semblait alors hors d’atteinte.

Une feuille de route pour comprendre le son de Periphery

Cette série de publications offre un aperçu particulièrement éclairant des influences de Misha Mansoor. Plus qu’une simple liste de recommandations, elle raconte le cheminement d’un musicien qui a construit son identité en puisant aussi bien dans le metal progressif de Dream Theater que dans les expérimentations de Meshuggah, SikTh, Opeth, The Dillinger Escape Plan ou Fredrik Thordendal.

Alors que Periphery poursuit le cycle de A Pale White Dot, cette sélection permet de mieux comprendre les racines d’un groupe devenu l’une des références du metal progressif moderne.

Le guitariste a d’ailleurs laissé entendre que cette sélection n’en était qu’à ses débuts. Ayant expliqué disposer d’une longue liste d’albums à évoquer, il devrait prochainement mettre d’autres œuvres majeures du rock et du metal à l’honneur.

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