Anders Colsefni ne cherche plus à imaginer ce qu’aurait été Slipknot avec lui au micro. Près de trente ans après avoir cédé le chant principal à Corey Taylor, l’ancien frontman estime simplement que le groupe avait besoin d’une autre voix pour devenir ce qu’il est devenu.
Dans une nouvelle interview accordée à The Phase Remains The Same, il revient sur cette transition sans amertume, tout en évoquant son envie de redonner une nouvelle vie à Mate. Feed. Kill. Repeat..
« Je n’ai aucun regret »
Dans cet entretien avec The Phase Remains The Same, Anders Colsefni résume son rapport à cette période avec une formule simple : « Je n’ai aucun regret. »
Il reconnaît que voir Slipknot décoller avec Corey Taylor lui a fait mal pendant un temps. Mais avec le recul, il considère surtout que leurs profils répondaient à des besoins différents. « Je suis un chanteur de death metal dans l’âme », explique-t-il, là où Slipknot allait aussi développer des morceaux capables de toucher un public beaucoup plus large.
Colsefni ne voit donc plus son remplacement comme une occasion manquée. Si l’arrivée de Taylor a permis à un groupe local de Des Moines de prendre une telle ampleur, il dit aujourd’hui l’accepter pleinement.
Un changement décidé pendant un week-end
L’ancien chanteur revient aussi sur les démos aujourd’hui regroupées sous le nom Crowz. Selon lui, Corey Taylor a posé des voix sur certains de ces morceaux alors qu’il était parti rendre visite à sa famille dans le Minnesota.
À son retour, Slipknot lui aurait proposé une nouvelle répartition : Taylor au chant principal, Colsefni aux chœurs. Il a accepté, estimant que le groupe avait besoin d’un frontman entièrement concentré sur le micro, alors que lui assurait également des percussions.
Mate. Feed. Kill. Repeat. pourrait encore être réenregistré
Colsefni souhaite par ailleurs revenir une nouvelle fois sur Mate. Feed. Kill. Repeat.. Après ses critiques concernant la version réalisée avec Kaosis en 2024, il aimerait enregistrer les morceaux avec les musiciens qui l’accompagnent aujourd’hui sur scène.
Il décrit la version de 2024 comme « une mauvaise représentation » du disque original et affirme que le résultat final ne correspondait pas à ce qu’il pensait enregistrer.
Son objectif serait cette fois de retrouver quelque chose de plus organique et plus proche de l’esprit initial. Le principal obstacle reste juridique : Colsefni cherche encore à savoir ce qu’il peut réellement réenregistrer et publier sans s’exposer à des problèmes de droits.