Fear Factory ouvrira officiellement un nouveau chapitre ce samedi 29 août avec Roboticist, son premier morceau enregistré avec Milo Silvestro au chant et Pete Webber à la batterie. Après près de trois ans et demi à éprouver cette formation sur scène, Dino Cazares estime que le moment est venu de montrer ce qu’elle vaut en studio.
Le guitariste assure notamment que Silvestro « brille » sur le prochain album. Et si cette nouvelle incarnation doit commencer à trouver sa propre voix, Roboticist reste fidèle à une vieille obsession de Fear Factory : l’homme crée la machine, puis risque de devenir obsolète face à elle.
Roboticist lance vraiment le nouveau Fear Factory
Interrogé par Strefa Music Art, Dino Cazares présente Roboticist comme le véritable point de départ de la nouvelle ère de Fear Factory. Jusqu’ici, Milo Silvestro et Pete Webber avaient surtout fait leurs preuves en reprenant l’ancien catalogue sur scène. Le 29 août, ils seront enfin entendus sur du nouveau matériau.
La date avait déjà été suggérée début août par un clin d’œil à Terminator. Elle est désormais confirmée, tout comme le titre du morceau.
Milo Silvestro sort peu à peu de l’ombre de Burton C. Bell
En choisissant Silvestro, Cazares voulait préserver une identité vocale immédiatement reconnaissable. Le chanteur connaissait intimement le répertoire de Fear Factory et la manière dont Burton C. Bell avait façonné ses voix. Une qualité essentielle pour reprendre les anciens morceaux, mais qui pouvait aussi enfermer son successeur dans le rôle de copie.
Le prochain album doit justement montrer l’étape suivante. Silvestro conserve les codes du groupe, tout en commençant à imposer ses propres nuances. Il a également participé à l’écriture d’une partie des paroles, signe que son rôle dépasse désormais largement celui de chanteur chargé de reprendre l’héritage de Bell.
Cazares résume son enthousiasme sans détour : « Je trouve que Milo brille vraiment sur ce nouvel album, et vous allez déjà pouvoir l’entendre avec le premier morceau qui sort le 29 août. »
Une nouvelle chanson, une vieille obsession
Avec Roboticist, Fear Factory ne réinvente pas son imaginaire. Le morceau s’intéresse cette fois au créateur de la machine, décrit par Cazares comme « l’architecte de l’artificiel » : celui qui construit une technologie capable, à terme, de survivre à la chair humaine.
L’idée prolonge directement le fil tendu depuis Soul Of A New Machine, Demanufacture et Obsolete. À une différence près : l’intelligence artificielle, longtemps traitée par Fear Factory comme une projection futuriste, fait désormais partie du quotidien. Cazares précise toutefois que le groupe ne l’a pas utilisée pour composer le nouvel album.
Une première version instrumentale de Roboticist existait depuis 2023, mais son arrangement a depuis été retravaillé. La version définitive sortira le 29 août, en même temps que le lancement à Poznan de la tournée européenne Cybernetic Domination avec Crystal Lake, Hate et The Nocturnal Affair.