Avec dix albums studio derrière lui, Lamb Of God a eu largement le temps d’évoluer et d’affiner son identité. Pourtant, lorsqu’on demande à Mark Morton de ne garder qu’un disque, le guitariste revient aux débuts du groupe : son favori reste As The Palaces Burn, deuxième album sorti en 2003.
Ce qu’il retient surtout, c’est son caractère encore brut : une production imparfaite, des musiciens qui commencent à trouver leur langage et les premières traces de ce que Lamb Of God allait ensuite développer avec beaucoup plus de maîtrise.
« On dirait que tout est en feu »
Interrogé par Gear4Music sur l’album de Lamb Of God qu’il préfère, Mark Morton désigne As The Palaces Burn : « Je trouve qu’il y a quelque chose de vraiment unique dans ce disque. On y entend un groupe qui commence tout juste à trouver ses marques en tant que compositeurs. »
Morton décrit un album à la fois « naïf et abstrait », dont le son imparfait participe justement à son identité : « Ça ne sonne pas forcément très bien, mais on dirait que tout est en feu. »
Un proche lui aurait d’ailleurs récemment fait remarquer que le disque « sonne comme les couleurs de sa pochette ». Une comparaison qui a immédiatement parlé au guitariste, qui évoque lui aussi cette impression de rouge et de jaune brûlants.
Les premières fondations du son de Lamb Of God
Avec le recul, Morton entend surtout dans As The Palaces Burn une première version des éléments que Lamb Of God allait ensuite développer et affiner. Il souligne également que chaque morceau possède son propre caractère, malgré une instrumentation et une production qu’il juge relativement simples.
Cette préférence fait écho à son approche récente de Into Oblivion. Pendant l’écriture du dixième album du groupe, Morton est retourné écouter une partie de la musique qui l’inspirait au début des années 2000, notamment The Haunted, At The Gates et les premiers Meshuggah.
La tournée célébrant les vingt ans d’Ashes Of The Wake l’a également poussé à se replonger dans d’anciennes habitudes d’écriture. Une manière de renouer avec certains réflexes des débuts sans simplement chercher à reproduire le passé.
Morton expliquait récemment qu’après vingt-cinq ans, personne ne sonne réellement comme Lamb Of God. Pour lui, As The Palaces Burn reste justement l’un des premiers disques où cette identité commence clairement à prendre forme.