« Tout le monde était complètement défoncé » : Lemmy (Motörhead) racontait sa tournée chaotique avec Ozzy Osbourne

(Mis à jour le ) à 17h03
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« Tout le monde était complètement défoncé » : Lemmy (Motörhead) racontait sa tournée chaotique avec Ozzy Osbourne © Shutterstock.com

En 1981, Motörhead accompagne Ozzy Osbourne sur la tournée américaine Blizzard Of Ozz. Pour Lemmy Kilmister, ces quelques mois vont transformer une connaissance de bars londoniens en véritable amitié. Le décor, lui, tient du chaos : Ozzy est au plus fort de ses excès et, selon Lemmy, personne autour de lui n’est vraiment sobre.

Pourtant, ce n’est pas seulement la démesure que Lemmy retiendra. Il voit Ozzy prendre la route comme « un homme brisé » et en ressortir dans un bien meilleur état, avec Sharon Osbourne jouant selon lui un rôle décisif dans ce changement.

« Tout le monde était complètement défoncé »

Interrogé par Metal Hammer en 2010, Lemmy replongeait dans cette tournée de 1981. Ozzy venait de quitter Black Sabbath et lançait sa carrière solo ; Motörhead découvrait pour sa part les routes américaines.

Les deux musiciens s’étaient déjà croisés, mais c’est là qu’ils apprennent réellement à se connaître. Lemmy décrit un Ozzy « bourré en permanence, complètement à l’ouest », tout en refusant d’en faire l’unique symbole des excès de l’époque.

« Tout le monde était complètement défoncé ! », résumait-il. Musiciens, équipe, promoteur, public : dans son souvenir, le chaos dépassait largement Ozzy. Lemmy allait même plus loin, estimant qu’une partie des grands disques de cette période avait été créée sous l’influence de drogues et que, malgré leurs dangers, ces substances avaient aussi accompagné une intense créativité.

Ozzy, de « l’homme brisé » au nouveau départ

Sous les excès se cachait pourtant une situation beaucoup plus inquiétante. Lemmy estimait qu’au début de la tournée, Ozzy était dans un état tel qu’il ne lui aurait pas donné plus de deux années à vivre.

Il attribuait une grande partie de son redressement à Sharon Osbourne : « C’est pendant cette tournée que Sharon lui a sauvé la vie. » Son souvenir tient en une image simple : Ozzy avait commencé cette aventure comme « un homme brisé » et l’avait terminée en meilleur état.

Lemmy avait aussi, chaque soir, une place privilégiée pour voir Randy Rhoads jouer aux côtés d’Ozzy. Un spectacle qu’il considérait comme l’un des grands privilèges de cette tournée.

Le chaos derrière une amitié de plusieurs décennies

De cette tournée naîtra une relation qui dépassera largement les souvenirs de fêtes. Lemmy écrira plus tard plusieurs chansons pour Ozzy, parmi lesquelles Mama, I’m Coming Home, Desire, I Don’t Want To Change The World et Hellraiser.

Des décennies après leur première tournée commune, son jugement sur Ozzy n’avait rien perdu de sa force : « On ne peut pas mesurer l’influence que Black Sabbath et Ozzy ont eue sur le rock’n’roll. Elle est énorme ! »

Une influence toujours visible aujourd’hui : Crazy Train a récemment dépassé le milliard d’écoutes sur Spotify, plus de quarante-cinq ans après sa sortie.

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