Caleb Shomo pensait ne jamais le dire à ses parents. Après s’être confié à ses proches, le chanteur de Beartooth avait encore une peur : leur annoncer qu’il était gay… et découvrir qu’ils pourraient l’aimer différemment. La conversation qu’il redoutait tant a finalement pris le chemin inverse.
Ses parents ont été « incroyablement aimants », raconte-t-il aujourd’hui. Quelques mois après son coming out public, Shomo oppose cette réaction à celle d’une partie de la scène musicale, beaucoup moins accueillante à ses yeux.
« Je ne voulais pas qu’ils m’aiment moins »
Dans le podcast Lipps Service With Scott Lipps, Caleb Shomo revient sur une peur très concrète. Ses amis proches savaient. Beartooth savait. Son frère savait. Ses parents ? Il avait d’abord décidé qu’ils ne sauraient jamais.
Le sujet de l’homosexualité n’avait jamais vraiment été abordé dans sa famille ; impossible, donc, de prévoir leur réaction. « Je les aime tellement que je ne voulais pas qu’ils m’aiment moins », explique-t-il.
Shomo a fini par les appeler en vidéo. Il leur a dit ce qu’il traversait, puis a fondu en larmes. Toutes les inquiétudes accumulées jusque-là se sont alors heurtées à une réponse beaucoup plus simple : « Ils ont été incroyablement aimants. »
Depuis, les conversations continuent. Le chanteur souligne notamment l’évolution de ses parents vis-à-vis de leur propre éducation religieuse ; même sans tout comprendre immédiatement, ils ont cherché à l’écouter et restent pleinement à ses côtés.
Ses proches l’ont accepté ; une partie de la scène, beaucoup moins
C’est peut-être le contraste le plus frappant de son témoignage. Depuis qu’il a annoncé publiquement, le 23 mai, être « un homme gay et fier de l’être », Shomo n’a rencontré, dit-il, aucune opposition parmi les personnes qui comptent directement dans sa vie.
« Pour être honnête, personne parmi mes proches ne s’est opposé à moi. Tout le monde m’a beaucoup soutenu », affirme-t-il. Le problème se trouvait ailleurs : « une partie de la scène musicale » s’est montrée, selon lui, beaucoup moins accueillante.
Une hostilité qui n’a d’ailleurs pas attendu son coming out. Shomo avait déjà raconté avoir rencontré « beaucoup d’homophobie » autour de son évolution dès la sortie de Free, premier single de Pure Ecstasy.
De l’intime à Pure Ecstasy
Cette histoire dépasse désormais la seule annonce du mois de mai. Elle traverse aussi Pure Ecstasy, sorti le 28 août via Fearless Records : Shomo considère aujourd’hui qu’une grande partie de la discographie de Beartooth racontait déjà son combat intérieur, bien avant qu’il soit capable d’en identifier clairement l’origine.
La suite se jouera sur scène. Le Pure Ecstasy World Tour débutera le 17 septembre en Europe ; Beartooth sera notamment à Paris le 1er octobre, avant le début de la tournée nord-américaine le 11 novembre à Boston.