Depuis le début des années 2000, plusieurs groupes de rock et de metal ont connu un énorme succès en proposant des chansons assez lourdes pour plaire aux amateurs de guitares saturées, mais suffisamment mélodiques pour passer à la radio. Nickelback et Breaking Benjamin font notamment partie des noms les plus populaires de cette scène, qui a beaucoup évolué au fil des années.
Voici dix albums qui représentent bien ce mélange de hard rock, de post-grunge, mais aussi de metal alternatif, avec quelques groupes qui se sont aventurés dans des styles un peu différents.
Staind : Break the Cycle (2001)
Paru en mai 2001, Break the Cycle est l’album qui a permis à Staind de toucher un public beaucoup plus large. À cette époque, le groupe mélange post-grunge et nu metal, avec des guitares assez lourdes. Derrière ces dernières se cache une mélancolie à fleur de peau. Ce n’est pas franchement la musique idéale pour mettre l’ambiance à un barbecue, mais Aaron Lewis sait rendre la tristesse accrocheuse.
Nickelback : Silver Side Up (2001)
Nickelback est probablement l’un des groupes les plus critiqués du rock moderne, bien qu’il ait également vendu des millions de disques. Silver Side Up, sorti en septembre 2001, y est d’ailleurs pour beaucoup, notamment grâce au succès de How You Remind Me. On peut se moquer de Nickelback autant qu’on veut, cela n’empêchera pas ce tube de rester dans la tête pendant plusieurs jours.
Three Days Grace : One-X (2006)
Three Days Grace a publié One-X en juin 2006, et c’est probablement l’album le plus célèbre de sa discographie. Adam Gontier y aborde, entre autres, ses problèmes de dépendance, à travers des paroles assez personnelles et une colère qui affleure dans chaque refrain.
Breaking Benjamin : Phobia (2006)
Breaking Benjamin propose un rock alternatif assez sombre, qui se rapproche parfois du metal. Phobia, qui remonte à août 2006, comporte des guitares qui installent une atmosphère lourde et presque étouffante, constamment contrebalancée par les passages mélodiques qui imprègnent le tout. Il en résulte des compositions vraiment très bien équilibrées.
Alter Bridge : Blackbird (2007)
Alter Bridge se distingue des autres groupes de cette sélection par ses musiciens, qui possèdent un niveau technique assez impressionnant. Mark Tremonti est notamment reconnu pour ses talents de guitariste, tandis que Myles Kennedy est capable de chanter des passages particulièrement exigeants. Tremonti pourrait passer son temps à aligner les solos interminables, mais il sait heureusement écrire de bonnes chansons.
Seether : Finding Beauty in Negative Spaces (2007)
Seether est toujours resté fidèle à ses influences grunge, notamment dans le chant de Shaun Morgan, qui rappelle parfois celui de Kurt Cobain. Sur Finding Beauty in Negative Spaces, paru en octobre 2007, le groupe mise sur des chansons relativement simples, avec un son plus rugueux que celui de nombreux groupes de rock américains de la même époque. Morgan n’a pas l’air beaucoup plus heureux que ses collègues de Staind, mais il possède quelques très bons riffs pour faire passer le message.
Shinedown : The Sound of Madness (2008)
The Sound of Madness, publié en juin 2008, a véritablement propulsé Shinedown parmi les grands noms du rock américain. Le groupe évolue alors dans un registre hard rock assez classique, soutenu par une production très propre. À noter que les refrains prennent énormément de place.
Skillet : Awake (2009)
Skillet a rencontré un grand succès en août 2009 avec Awake. La formation s’oriente vers un hard rock assez commercial, dans lequel les guitares saturées côtoient quelques éléments électroniques et des arrangements parfois très grandiloquents. Skillet n’a jamais été particulièrement connu pour sa discrétion, et cet album n’a rien changé à cela.
Volbeat : Beyond Hell / Above Heaven (2010)
Volbeat est un groupe danois qui entremêle le heavy metal, le hard rock et le rockabilly. Mélanger Elvis Presley et Metallica peut sembler être une drôle d’idée, mais chez Volbeat, ça fonctionne plutôt bien. Dans Beyond Hell / Above Heaven, album paru en septembre 2010, les musiciens jouent ainsi une sorte de rock ‘n’ roll survitaminé, auquel viennent s’ajouter des guitares empruntées au metal. Le chant grave de Michael Poulsen donne également beaucoup de caractère aux compositions.
Bad Omens : The Death of Peace of Mind (2022)
Bad Omens est un cas un peu particulier, puisqu’il s’agit à l’origine d’un groupe de metalcore. En donnant vie à The Death of Peace of Mind, paru en février 2022, les Américains se sont néanmoins aventurés sur un terrain beaucoup plus accessible, en associant le metal, la pop et la musique électronique. Just Pretend est de ce fait devenu un véritable tube, avec une structure assez proche de celle d’une chanson pop et un refrain très mélodique.