Neurosis fait un retour marquant avec An Undying Love For A Burning World, un album surprise qui met fin à dix ans d’absence. Porté par une nouvelle dynamique et un line-up remanié, ce disque s’impose comme une œuvre majeure de sa discographie.
Neurosis signe son retour avec un nouvel album après dix ans
Publié sur les plateformes via Neurot Recordings, An Undying Love For A Burning World marque une nouvelle étape pour Neurosis. Le groupe accueille Aaron Turner (Sumac, Isis) à la guitare et au chant aux côtés de Steve Von Till, Jason Roeder, Dave Edwardson et Noah Landis.
Les musiciens évoquent une nécessité profonde derrière ce retour : “Nous avons besoin de ça, peut-être plus que jamais, et nous pensons ne pas être les seuls”. L’album est enregistré en conditions live au Studio Litho à Seattle, puis mixé rapidement à Oakland, dans une approche directe et sans artifices.
Les sessions, étalées sur trois week-ends, alternent compositions spontanées et travail plus poussé. Neurosis décrit un processus instinctif et affirme que ce retour s’inscrit dans la continuité de son parcours.
Un album sludge et post-metal dense, maîtrisé et immersif
Composé de huit titres pour environ 63 minutes, l’album enchaîne des morceaux longs sans perte d’intensité. Neurosis mêle riffs sludge massifs, montées post-rock et passages doom, avec des touches post-hardcore et industrielles.
Les transitions soignées, comme celle reliant First Red Rays à Blind, renforcent la cohérence de l’ensemble. Aaron Turner apporte une contribution notable, tant par sa voix que par son jeu de guitare, qui intensifient l’impact des compositions.
L’album joue sur les contrastes entre tension et accalmie. Les textures industrielles accentuent l’atmosphère froide, tandis que les passages plus calmes structurent l’ensemble et renforcent son efficacité.
Tracklist
- We Are Torn Wide Open
- Mirror Deep
- First Red Rays
- Blind
- Seething And Scattered
- Untethered
- In The Waiting Hours
- Last Light
Aaron Turner relance la dynamique du groupe
L’arrivée d’Aaron Turner influence directement l’écriture. Le groupe souligne son implication : “Il a immédiatement commencé à contribuer, à écrire et à proposer des idées. Son énergie correspond parfaitement à la nôtre”.
L’album associe les fondations du son de Neurosis à de nouvelles textures. Les morceaux In The Waiting Hours et Last Light illustrent cette approche avec des structures particulièrement longues et cohérentes.
Le disque conserve une atmosphère sombre et immersive sur toute sa durée, sans temps faible.
Neurosis annonce également un concert au festival Fire In The Mountains dans le Montana, son premier en sept ans.
L’album est disponible en numérique, avec des versions physiques attendues début mai.


