Shockwave

Dead City Ruins
Shockwave

Review de , le

Au pays des kangourous, des koalas, des kiwis, des krocodiles (et de tous les animaux commençant par k !) et accessoirement du plus connu des groupes de rock du monde (oui oui, AC/DC, bien sûr !), un combo australien répondant au nom de Dead City Ruins (ruines de la ville morte en french !) a retenu toute mon attention (comme on dit dans les lettres de motivation).

Après un “Never Say Die” sorti en 2018 très orienté Black Sabbath (tiens donc ?) avec un chant très influencé par Ozzy (logique !), le changement de producteur et l’arrivée d’un nouveau chanteur nommé Steve Welsh vont remettre les compteurs (électriques) à zéro.

Le groupe de Melbourne, dont les influences naviguent entre les Guns, Deep Purple, Led Zep et Monster Truck, nous sert une galette de haute intensité boostée par une nouvelle production plus dynamique et nerveuse, au son très affûté, avec un gros effort sur la section rythmique !

“Shockwave”, puisque c’est le titre de l’album, porte très bien son nom : son écoute provoque bien une onde de choc, salutaire je vous rassure, ce genre de frisson qui vous parcourt l’échine et vous laisse abasourdi !

Dès le départ, les deux guitares annoncent la couleur : le premier riff de “Preacher” déboule et dès les premières paroles du chanteur, on devine que “c’est pas l’heure de la sieste”, comme son titre l’indique, c’est l’heure de “prêcher” le bon gros hard à vous décrasser les cages à miel !

Un peu dans l’esprit de D-A-D, le combo ne cherche pas midi à quatorze heures (vieille expression qui signifie “en plein dans ta face !”) et réussit le tour de force de torcher des brûlots en moins de 3 minutes chrono : “Vision”, “This Side of the Dirt” et “End of the Line”, l’efficacité dans l’urgence, une recette qui a déjà fait ses preuves !

L’énergie débordante et communicative du groupe impulsée par le nouveau producteur est leur principal atout, comme si les jacks des grattes étaient branchées directement sur les prises électriques…

Avec les moteurs qui rugissent sur “Speed Machine” et son riff virevoltant, le mid-tempo qui accélère au milieu du nerveux “Spiders” et les refrains fédérateurs avec les “Wo Ho Ho wo-oh oh” de “Dog on the leash”, pas le temps de souffler, ici on fait du rock, on tient pas un stand de crêpes !

Tous les titres se valent dans cette avalanche de watts, j’ai une préférence pour “Drifter” avec son intro apaisée et ses guitares en duo sur un mid-tempo accrocheur, “Blood Moon” et son duo basse-batterie façon “rouleau compresseur”, la fausse ballade avec les belles guitares de “Rain ” ainsi que “The Sorcerer” emmené par un riff bien graisseux comme je les aime…

En activité depuis 2012, le quintet en est déjà à son quatrième album et comme on vient de le comprendre, il est grand temps pour ceux (comme moi !) qui les avaient loupés d’y jeter une oreille (en stéréo c’est encore mieux !) ; véritable petite pépite australienne de l’automne qui fait un bien fou, sans prise de tête, aussi sauvage et brutale qu’un Diable de Tasmanie affamé…

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