“On a bien cru qu’on n’y arriverait pas” : Danko Jones retourne Cudrefin au Rock The Lakes

à 17h28
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“On a bien cru qu’on n’y arriverait pas” : Danko Jones retourne Cudrefin au Rock The Lakes © AD/MetalZone

Dimanche 17 août, le Rock The Lakes clôture son édition 2025 sous un soleil encore chaud et un vent bienvenu : en milieu d’après-midi, la foule paraît moins dense que les jours précédents, mais l’humeur reste excellente lorsque Danko Jones attaque à 17h15 sur la Casino Neuchâtel Stage.

Danko Jones fait rugir le power trio

Le cadre idyllique de Cudrefin et une diffusion limpide offrent un écrin parfait à un set frontal : riffs carrés, section rythmique compacte, énergie rock’n’roll old school. Le trio affiche une aisance totale et déroule des refrains immédiats qui fonctionnent instantanément sur un public mêlant toutes les générations — des enfants casqués aux fidèles de la première heure.

Entre deux salves, le leader rappelle que la tournée d’été ne l’a pas ménagé mais se projette déjà vers la suite : le groupe met en avant son douzième album, Leo Rising, attendu le 21 novembre 2025, tout en s’appuyant sur Electric Sounds, dont l’ADN lorgne du côté d’AC/DC et de Motörhead. Les nouveaux extraits s’imbriquent sans effort dans un répertoire taillé pour la scène, l’ensemble bénéficiant d’un son clair qui valorise chaque riff et chaque break.

Un show sauvé in extremis et un public conquis

La performance faillit ne jamais avoir lieu : un couac aérien laissa le groupe à deux doigts de rester bloqué en Norvège. Danko en rit désormais et en fait un moteur de scène : « On a fait des festivals tout l’été mais ce show va être le meilleur, car on a bien cru qu’on n’y arriverait pas », a-t-il lancé depuis la scène. Cette tension retombée nourrit un concert à l’intensité palpable.

Autre détail qui en dit long sur l’esprit du festival : les musiciens jouent en partie sur du matériel prêté par l’équipe et par des artistes présents. Ce geste d’entraide rappelle la dimension collective de l’événement et ne freine en rien la précision du groupe, au contraire.

Au milieu du set, Danko improvise un sketch très drôle : il réquisitionne un vidéaste du festival pour “envoyer une preuve” à sa mère — fraîche détentrice d’une adresse e-mail — qu’il joue bien devant de grandes foules. Dans la foulée, il enchaîne avec un morceau à thématique grivoise, en précisant avec malice qu’il vaut mieux éviter d’en faire l’envoi familial. L’assistance rit de bon cœur et repart de plus belle sur les chœurs.

Pour conclure, le trio déploie My Little RnR, dernière décharge fédératrice qui scelle une prestation compacte, directe et résolument festive. Un moment de rock pur, porté par un son exemplaire et un décor toujours aussi splendide au bord du lac.

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