Tom Morello explique les origines de Killing In The Name de Rage Against The Machine

à 12 h 07 min
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Tom Morello explique les origines de Killing In The Name de Rage Against The Machine
© Robin Harper

Le guitariste de Rage Against The Machine, Tom Morello, a récemment expliqué les origines de l’hymne de protestation du groupe, Killing In The Name.

Ce morceau a une fois de plus gagné en popularité lors des récentes protestations dans plusieurs villes américaines. Dans le dernier épisode de Rolling Stone Music Now, Tom Morello a expliqué comment cette chanson, extraite du premier album du groupe, certifié 3x platine, a vu le jour :

“Va te faire foutre, je ne ferai pas ce que tu me dis” est un sentiment universel. Bien que ce soit des paroles simples, je pense que c’est l’une des plus brillantes lignes de Zack de la Rocha. Et pour moi, elle se rapporte à Frederick Douglass. Frederick Douglass a dit que le moment où il est devenu libre n’est pas le moment où il a été physiquement libéré de ses liens. C’est le moment où le maître a dit “Oui”, et il a dit “Non”. C’est l’essence de “Va te faire foutre, je ne ferai pas ce que tu me dis.” C’est pourquoi il est satisfaisant de crier ses paroles aux gorilles de la Fed qui tirent des gaz lacrymogènes sur les citoyens américains.

Je donnais une leçon de guitare à un musicien du coin, et je lui montrais comment jouer en Drop-D [accordage]. Maynard Keenan, de Tool, m’avait appris à jouer du Drop-D. Je jouais en fait de la basse à l’époque, une basse Ibanez de merde. Et je me disais : “Quand tu joues un accord en ré mineur, cela te force à faire un motif différent avec tes doigts”. Le premier motif que j’ai joué était ce riff. J’ai pris mon petit enregistreur et j’ai gardé le riff de côté.

À l’origine, c’était un instrumental. Il y a une vidéo de Rage Against the Machine à Cal State Northridge – qui est notre première représentation publique – où nous ouvrons le spectacle avec une version instrumentale de Killing In The Name, et Timmy [Commerford] avait trouvé un riff de basse vraiment cool. Le rythme de Brad Wilk, qui fait bouger la foule, est là depuis le tout début.

Puis, Zack a ajouté ses paroles qui sont devenues historiques. En fait, on a laissé les paroles telles quelles sur le livret du disque, 16 “fuck you” et un “motherfucker”. Au milieu de toute cette grande poésie politique, on s’est dit que ça serait parlant.

Le “dunna-dunt” [avant que le chanteur dise “and now you do what they told ya”] était une partie importante ! Je me souviens de notre collaborateur, Michael Goldstone, qui est un génie. Il a travaillé avec Pearl Jam. Il était vraiment le cinquième Beatle au début. Il nous a beaucoup aidés, mais il voulait qu’on retire cette partie de la chanson. […] Nous nous sommes sentis assez confiants pour la garder, et je pense que l’histoire a confirmé que c’était le bon choix.

Rage Against The Machine – Killing In The Name :

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