« Nous avons tout construit en anticipant l’échec » : Misha Mansoor (Periphery) revient sur ses débuts

(Mis à jour le ) à 14h34
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« Nous avons tout construit en anticipant l’échec » : Misha Mansoor (Periphery) revient sur ses débuts © Tetralens

Fondateur de Periphery, Misha Mansoor parle avec franchise de son rapport à la musique, expliquant pourquoi il ne considère pas le groupe comme sa principale source de revenus.

“On joue du metal progressif, ça ne rapporte pas d’argent”

Dans une interview récente avec American Musical Supply, Misha Mansoor, guitariste de Periphery, a partagé une vision lucide de son parcours musical et de la manière dont il gagne sa vie. Il y affirme que dès le départ, les musiciens du groupe ont choisi de ne pas tout miser sur le succès commercial de leur projet. « J’ai dit à tout le monde : ‘On joue du metal progressif. Ça ne rapporte pas d’argent, donc il faut trouver autre chose.’ »

Conscients des limites financières du genre, les membres de Periphery ont mis en place des revenus alternatifs. « Nous avons planifié nos vies en partant du principe que les choses seraient bien pires », explique Mansoor. Aujourd’hui encore, il affirme que la musique reste une passion plutôt qu’un emploi : « C’est un loisir. Ce n’est pas mon travail, et on a organisé nos vies pour que ce soit possible. »

Periphery : une passion qui a connu un succès inattendu

Malgré cette prudence initiale, Periphery a connu une ascension remarquable, passant de petites salles à des tournées internationales. Comme le rappelait Spencer Sotelo, chanteur du groupe, dans cet article, « nous avons largement dépassé toutes nos attentes ». Un constat que partage Mansoor, pour qui le succès de Periphery reste une surprise bienvenue.

Même avec une reconnaissance accrue, le guitariste continue de percevoir le groupe comme un espace de liberté. « Je fais ça aujourd’hui pour la même raison qu’au début : parce que c’est fun », affirme-t-il, avant d’ajouter que son emploi du temps plus souple lui laisse désormais plus de temps pour composer.

Cette liberté est au cœur de leur démarche artistique. Comme l’avait déclaré Mansoor dans une précédente interview, le metal n’est pas son genre musical préféré, mais c’est celui qu’il préfère jouer en concert en raison de l’intensité des performances live.

Une approche lucide et sincère du métier de musicien

Periphery a su tracer sa route en évitant les pièges du conformisme et de la rentabilité à tout prix. Dans un entretien antérieur, Misha et Spencer revenaient sur leurs débuts marqués par les critiques et le doute, mais aussi par une volonté farouche de rester fidèles à eux-mêmes. Cette philosophie guide toujours leur parcours, qu’il s’agisse de musique metal ou d’explorations plus électroniques avec le projet Four Seconds Ago.

En cultivant leur indépendance, notamment via leur label 3DOT Recordings (et diverses sociétés parallèles dans le monde de l’audio, dont GGD, Horizon Devices et Bottom Ramen), les membres de Periphery ont trouvé un équilibre rare : pouvoir créer sans dépendre financièrement du succès de leur musique. Une approche réaliste mais inspirante, qui témoigne d’une passion intacte malgré les années.

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