Ozzy Osbourne est mort ce matin à l’âge de 76 ans, laissant derrière lui un vide immense dans le monde du rock et du metal, quelques semaines seulement après un dernier concert d’adieu devenu historique.
Le Prince des Ténèbres tire sa révérence
Ce 22 juillet 2025, la famille d’Ozzy Osbourne annonce sa mort dans un communiqué relayé par la BBC : “C’est avec une tristesse indescriptible que nous devons vous annoncer le décès de notre cher Ozzy Osbourne, survenu ce matin. Il était entouré de sa famille et des personnes qui lui étaient chères. Nous vous demandons de respecter notre vie privée pendant cette période difficile.”
La nouvelle frappe en plein cœur une communauté mondiale, encore marquée par sa dernière apparition en public, le 5 juillet dernier, lors du concert Back To The Beginning, organisé à Birmingham pour ses adieux. À 76 ans, affaibli par la maladie de Parkinson, Ozzy s’était produit en solo puis avait retrouvé les membres originaux de Black Sabbath pour un ultime set commun, 20 ans après leur dernière prestation ensemble.
Son décès intervient quelques jours à peine après ce moment chargé d’émotion, capté en vidéo et bientôt visible au cinéma puis en Blu-ray, comme mentionné dans cet article. Malgré son état de santé, le chanteur avait tenu à saluer ses fans une dernière fois, fidèle à sa réputation d’artiste inébranlable.
Une carrière hors norme, de Black Sabbath à l’Ozzfest
Né à Birmingham, Ozzy Osbourne est d’abord le chanteur emblématique de Black Sabbath, avec qui il forge les fondations du heavy metal au tournant des années 1970. Albums mythiques, riff pesants et paroles sombres : la formule choque autant qu’elle fascine, donnant naissance à tout un genre. “On faisait l’inverse de ce qui marchait alors. Toute cette musique joyeuse des années 60 me rendait malade. Je voulais explorer le côté obscur de la vie”, confiait-il dans une vieille interview.
Renvoyé du groupe en 1979, il entame une carrière solo aussi inattendue que flamboyante, marquée par les succès de Blizzard of Ozz et Diary of a Madman. Porté par Randy Rhoads, puis Zakk Wylde, il aligne des classiques comme Crazy Train, No More Tears ou Mama, I’m Coming Home, dont la voix isolée lors du concert d’adieu a bouleversé des millions de fans, comme on peut le découvrir ici.
Dans les années 1990, il crée le festival Ozzfest, qui deviendra une véritable institution pour les groupes metal et hard rock. En 2002, il devient aussi une icône de la pop culture en ouvrant les portes de son quotidien à MTV avec l’émission The Osbournes.
Le concert d’adieu : un adieu en apothéose
Le 5 juillet 2025, plus de 40 000 spectateurs se réunissent à Birmingham pour le concert Back To The Beginning. Ozzy ouvre la soirée par un set solo poignant, avant de retrouver Tony Iommi, Geezer Butler et Bill Ward pour une ultime réunion de Black Sabbath. Comme détaillé dans cet article, seuls quatre morceaux sont joués — War Pigs, Iron Man, N.I.B. et Paranoid — mais le symbole dépasse largement la setlist.
La journée entière prend des allures d’hommage planétaire : Metallica, Slayer, Guns N’ Roses, Tool, Gojira et bien d’autres participent à cet adieu. Un record caritatif est battu : 190 millions de dollars (environ 160 millions d’euros) sont reversés à trois associations, une performance historique relayée par Billboard.
Selon les dernières informations, le concert fera prochainement l’objet d’un film intitulé Back To The Beginning: Ozzy’s Final Bow, avec des images inédites et des interviews exclusives.
Une icône célébrée par toute la communauté rock et metal
Dès l’annonce de sa mort, les hommages se multiplient. “Un vrai pionnier, une légende, et l’un des êtres les plus drôles que j’aie jamais connus”, écrit Elton John sur Instagram. Dee Snider (Twisted Sister) remercie Ozzy pour ce qu’il lui a apporté. Black Sabbath publie sobrement : “Ozzy forever”.
Sammy Hagar souligne l’ultime performance d’Ozzy, quelques jours avant sa mort : “Il était au bord du gouffre, et il a quand même tenu parole en montant sur scène. Ça, c’est du dévouement”.
Ce raz-de-marée d’émotion rappelle celui observé juste après le concert d’adieu, que nous avions documenté dans cet article. Scott Ian (Anthrax) écrivait alors : “Je n’ai pas arrêté de pleurer. On ne disait pas au revoir, mais merci.”
Entre chaos, humour noir et génie créatif
Ozzy Osbourne laisse aussi une légende faite de provocations devenues cultes. On se souvient de l’épisode de la chauve-souris, du jet d’urine sur le site de l’Alamo, ou de ses errements liés à la drogue, qu’il évoquait sans fard dans sa biographie I Am Ozzy. Il finira par trouver la paix dans la sobriété : “Aujourd’hui, si tu me donnais le choix entre un sac de coke, un litre de vodka ou un revolver, je prendrais le revolver”, disait-il en 2018.
Mais ce qui reste, au-delà des anecdotes, c’est la musique. Trois Grammy Awards, deux intronisations au Rock and Roll Hall of Fame, des albums qui traversent les générations… et un statut inégalé de parrain du metal. Rob Halford (Judas Priest) résumait ainsi son importance : “Black Sabbath est au metal ce que les Beatles sont à la pop. Et Ozzy en est la voix.”
Une légende éternelle
Ozzy Osbourne s’éteint au terme d’une existence hors du commun, consacrée à la musique, au chaos, à la dévotion envers son public. Il lègue un héritage colossal et une influence que peu d’artistes peuvent revendiquer. Sa voix résonnera encore longtemps dans les enceintes et les cœurs.
Repose en paix, Ozzy. Et merci pour tout.
It is with more sadness than mere words can convey that we have to report that our beloved Ozzy Osbourne has passed away this morning. He was with his family and surrounded by love.
We ask everyone to respect our family privacy at this time.
Sharon, Jack, Kelly, Aimee and… pic.twitter.com/WLJhOrMsDF
— Ozzy Osbourne (@OzzyOsbourne) July 22, 2025
Ozzy Forever! pic.twitter.com/aJKVOCnJiI
— BlackSabbath (@BlackSabbath) July 22, 2025