David Gilmour n’a jamais appris l’un des solos les plus emblématiques de Pink Floyd. Une décision artistique assumée, qui en dit long sur sa conception de la musique en direct.
David Gilmour : “Je ne joue pas ce solo. C’est différent à chaque fois”
Dans une récente interview accordée à Rick Beato, David Gilmour a révélé qu’il n’a jamais appris à jouer le second solo de Comfortably Numb, pourtant considéré comme l’un des plus marquants de la discographie de Pink Floyd. Plutôt que de le reproduire à l’identique en concert, le guitariste préfère une approche spontanée, au feeling.
“Je ne pense pas à ce que veut le public, pour être honnête”, confie-t-il. “J’aime bien la façon dont ça commence, et le reste est tellement ancré en moi que différentes parties vont s’inviter dans ce que je fais. Mais je ne l’ai jamais appris. Je ne le joue pas.”
Cette liberté est revendiquée comme un choix stylistique : “Il y a beaucoup de guitaristes qui peuvent le jouer. Moi, je ne le fais pas. Ce serait peut-être plus populaire si je le jouais comme sur l’album. Mais je soupçonne que les gens préfèrent quelque chose de vrai, qui se passe en temps réel.”
Un solo mythique, entre improvisation et légende
Le second solo de Comfortably Numb, qui clôture le morceau sur l’album The Wall (1979), a été enregistré en studio à partir de plusieurs prises, compilées pour créer un moment à la fois fluide et structuré. Comme l’a récemment précisé le producteur Bob Ezrin, “le solo final n’a pas été fait en une seule prise, contrairement à une idée répandue. Il a été enregistré dans un autre studio, avec James Guthrie.”
Jouée sur sa fameuse Black Strat, la partie est devenue un sommet d’émotion et de maîtrise technique, souvent citée dans les classements des meilleurs solos de guitare. Le guitariste Alex Skolnick, par exemple, y voit “un moment de grâce, rare et fulgurant”, saluant sa richesse mélodique et expressive.
Un morceau incontournable des concerts
Sur scène, Gilmour interprète Comfortably Numb avec des variations, sans jamais figer son jeu. Il utilise néanmoins des repères : “Il y a des signaux que j’envoie au groupe, pour dire quand on termine, ou quand on change. Ces éléments reviennent presque à chaque fois.”
Gilmour et Pink Floyd en 2025 : toujours d’actualité
En parallèle de cette révélation, l’actualité autour de Pink Floyd reste dense. Le groupe s’apprête à sortir Wish You Were Here 50 le 12 décembre, une réédition riche en inédits et mix Atmos (détails dans notre article). De son côté, Gilmour poursuit la promotion de son album solo Luck and Strange, avec un concert filmé à Rome diffusé en IMAX, et un album live attendu le 17 octobre (plus d’infos ici).
Plus de 45 ans après The Wall, le mystère et la magie des solos de Gilmour continuent de fasciner — qu’ils soient reproduits à l’identique ou réinventés à chaque concert.
