Pour David Gilmour, Pink Floyd n’a jamais été un groupe de rock progressif. Dans une récente interview, le guitariste balaie cette étiquette, évoque son approche spontanée de la musique et revient sur ses projets en cours.
“On ne s’est jamais dit qu’on faisait du rock progressif”
Invité sur la chaîne YouTube de Rick Beato, David Gilmour s’est exprimé sans détour sur l’étiquette “rock progressif” souvent accolée à Pink Floyd. “On ne parlait pas de style, et je n’ai jamais pensé qu’on faisait du rock progressif”, affirme-t-il. “Pour moi, le prog, ce sont des musiciens très techniques, très sérieux. Ce n’était pas notre approche.”
Le guitariste souligne aussi que le groupe évoluait bien avant que le terme “progressif” ne s’impose : “Je crois que j’étais déjà un vieux grincheux dans la vingtaine, du genre : ‘Non, ça, c’est pas nous’.” Malgré ces réserves, Pink Floyd reste régulièrement cité parmi les piliers du genre, au même titre que Yes, Genesis ou King Crimson.
Improviser plutôt que figer
Ce rejet des cases musicales s’inscrit dans une philosophie plus large. Gilmour assume depuis longtemps une préférence pour l’improvisation en concert. Interrogé sur le mythique solo de Comfortably Numb, il explique : “Je ne le joue jamais à l’identique. Je ne l’ai même jamais appris. J’aime que ça se passe en temps réel.”
Ce goût pour l’instant présent est au cœur de son jeu, et alimente la fascination pour ses performances, toujours légèrement différentes, mais toujours habitées.
Un automne chargé pour Gilmour et Pink Floyd
À 79 ans, Gilmour reste actif. Il prépare actuellement un nouvel album solo, “en phase de construction”, comme il l’a confié à Rolling Stone plus tôt ce mois-ci. D’ici là, deux sorties sont prévues : l’album live The Luck and Strange Concerts le 17 octobre, et le film Live at the Circus Maximus, capté à Rome, récemment diffusé en IMAX.
Du côté de Pink Floyd, la réédition Wish You Were Here 50 paraîtra le 12 décembre. Elle inclura démos inédites, mix Atmos signé James Guthrie et enregistrements live restaurés par Steven Wilson.
Près de 60 ans après ses débuts, la musique de David Gilmour continue d’échapper aux catégories – et de surprendre par sa sincérité.