Vingt ans après la sortie de My Last Serenade, Jesse Leach revient sur la genèse du morceau et les difficultés personnelles qui l’ont conduit à quitter Killswitch Engage au sommet de son ascension.
“J’étais paumé, incapable de demander de l’aide”
Dans une récente interview accordée à Metal Hammer, Jesse Leach est revenu sur la création du titre emblématique My Last Serenade, révélant qu’il traversait alors une période particulièrement sombre.
Sorti en 2002 sur l’album Alive Or Just Breathing, ce morceau a marqué un tournant pour le groupe américain, attirant une attention médiatique et un public sans précédent. Pourtant, en coulisses, la réalité était bien plus fragile. “Je ne savais pas comment préserver ma voix, la vie en tournée m’épuisait mentalement… Ça m’a fait plonger dans un sale état d’esprit”, confie Leach. Quelques semaines avant une tournée européenne, il quitte brusquement le groupe, remplacé par Howard Jones pendant près de dix ans.
Deux décennies plus tard, il jette un regard lucide sur cette période : “Si je pouvais retourner dans le passé, je collerais une claque à mon moi d’alors. Mais à l’époque, j’avais besoin qu’on me tende la main, et je ne savais pas comment demander de l’aide”.
Un groupe plus fort que jamais en 2025
Revenu dans le groupe depuis 2012, Jesse Leach s’illustre aujourd’hui par des prises de position marquées et une implication toujours plus forte. Killswitch Engage a publié en février dernier This Consequence, un neuvième album sombre et engagé, salué pour son honnêteté. Un morceau inédit, Blood Upon The Ashes, a également vu le jour dans le cadre d’une compilation caritative.
Le groupe a récemment bouclé une tournée européenne en tête d’affiche, avec des passages remarqués à Zurich et Paris. Aucune annonce officielle n’a été faite pour 2026, mais Jesse Leach a confié vouloir raviver son projet parallèle Times Of Grace, même si son acolyte Adam Dutkiewicz semble pour l’instant concentré sur d’autres priorités.
La trajectoire de My Last Serenade incarne aujourd’hui un tournant musical majeur, mais aussi un moment de rupture personnelle pour Jesse Leach, qui n’a cessé depuis de transformer ses épreuves en moteur créatif.

