Gary Holt parle franchement de la réalité économique des tournées, loin des illusions du rêve rock. Pour des groupes comme Exodus, jouer en live sert avant tout à vendre du merch et assurer le quotidien.
“On est des vendeurs ambulants de fringues”
Dans une interview accordée à Sweetwater, Gary Holt reprend une formule de son autobiographie, dans laquelle il se décrit comme “un vendeur de fringues itinérant”. Il précise : “C’est exactement ça. On est des vendeurs itinérants. On joue pour attirer les gens et leur vendre nos produits. Si les garanties couvrent les frais de tournée, on peut espérer rentrer avec un peu d’argent.”
Holt s’occupe lui-même de ses ventes en ligne. “Quand vous commandez sur ma boutique, c’est moi qui prépare le colis. Je n’ai pas d’entrepôt : je suis dans mon bureau, en train d’emballer le t-shirt moi-même.” Un quotidien devenu indispensable dans un secteur où la musique ne suffit plus à faire vivre les artistes.
Exodus prépare un retour musclé en 2026
Malgré ces difficultés, Exodus reste actif. Le groupe a récemment tourné trois clips en Arizona pour soutenir la sortie de son prochain album, prévu le 20 mars 2026 chez Napalm Records. Jim Louvau, déjà responsable du clip de The Fires Of Division en 2021, a réalisé les vidéos. Très marqué par le résultat, Gary Holt confiait en novembre : “Quand je l’écoute, ça me donne envie de pleurer, c’est tellement bon.”
L’album marquera aussi les retrouvailles avec le chanteur Rob Dukes, revenu après plus de dix ans. Le groupe accompagnera Megadeth et Anthrax lors d’une tournée canadienne début 2026.