Sabaton n’a jamais vraiment explosé du jour au lendemain. Et avec le recul, Joakim Brodén semble plutôt content que les choses se soient passées comme ça. Le groupe a grandi lentement, parfois en prenant de bonnes décisions, parfois en faisant franchement n’importe quoi.
Le chanteur reconnaît d’ailleurs que les dix premières années ont été longues et difficiles. À l’époque, Sabaton aurait probablement préféré que tout aille beaucoup plus vite. Aujourd’hui, Brodén ne changerait pourtant pas grand-chose.
Sabaton a appris sur le tas
Dans une interview accordée à Cassius Morris, Brodén explique que Sabaton n’a jamais connu d’énorme chute ou d’ascension soudaine. Le groupe a plutôt avancé progressivement, ce qui lui a permis de construire son équipe et ses tournées au même rythme.
Il faut dire qu’au début, les Suédois n’avaient même pas de management et géraient les choses à leur façon.
« Nous avons fait les choses à notre manière, pour le meilleur et pour le pire. Parfois, c’était la meilleure façon de faire. Parfois, c’était carrément la pire. »
Avec l’expérience, Brodén comprend aussi pourquoi certaines tentatives n’ont mené nulle part.
« Aujourd’hui, je sais peut-être pourquoi ça n’est pas allé plus vite quand nous avons essayé certaines choses il y a dix ans. C’était du putain de mauvais management. »
Cette façon de fonctionner ressemble beaucoup à celle récemment décrite par Pär Sundström. Le bassiste expliquait lui aussi que Sabaton avait toujours préféré inventer ses propres méthodes, quitte à se planter et à apprendre ensuite de ses erreurs. Une approche un peu chaotique, certes, mais qui a fini par transformer le groupe en une énorme machine de tournée.