Review de Holy Hell par Architects

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Review de Holy Hell par Architects

Holy Hell par Architects

Avec Holy Hell, Architects prouve que tout n'est pas perdu.

Note globale

Authenticité
Composition
Production
4.7

Souvent considéré comme l’un des leaders du Metalcore moderne, Architects est incontestablement un des groupes les plus aimés du genre. Suite au tragique décès de Tom Searle, les fans craignaient qu’Architects arrête ou change totalement de direction. Ainsi, Holy Hell est arrivé pour rassurer tout le monde. 

Architects en quelques mots

Architects est un groupe de Metalcore fondé en 2004 à Brighton au Royaume-Uni. Il est actuellement composé de Sam Carter (chant), Josh Middleton (guitare), Adam Christianson (guitare), Alex Dean (basse) et Dan Searle (batterie).

Avant la sortie de son nouvel album Holy Hell, Architects a réalisé 1 EP (Architects and Dead Swans – Split EP en 2008) et 7 albums (Nightmares en 2006, Ruin en 2007, Hollow Crown en 2009, The Here And Now en 2011, Daybreaker en 2012, Lost Forever // Lost Together en 2014 et All Our Gods Have Abandoned Us en 2016). Après avoir écouté les précédents opus d’innombrables fois, il est maintenant temps de s’intéresser au nouvel album intitulé Holy Hell.

Un hommage à Tom Searle

Il est important de préciser que le tout premier single issu de ce nouvel album n’est autre que Doomsday. La magnifique chanson hommage à Tom Searle qui est sortie il y a maintenant plus d’une année, et figure parmi les 11 pistes composant Holy Hell. Doomsday est puissante, bouleversante, et a su marquer les fans, ainsi qu’honorer la mémoire du défunt musicien, mort beaucoup trop jeune à la suite d’un cancer.

Si nous mettons Doomsday de côté, la promotion de l’opus a débuté le 11 septembre lorsque le groupe a partagé un premier teaser pour le moins mystérieux sur son site. Une introduction instrumentale épique reprenant là où Memento Mori, la dernière chanson de l’album précédent, avait laissé l’auditeur. Architects informait ses fans, Holy Hell serait la continuité de All Our Gods Have Abandoned Us. L’image animée qui avait été utilisée lors du teaser n’était autre que la pochette de l’album en question.

Un son impeccable

Arriva ensuite le deuxième single intitulé Hereafter, publié officiellement le 12 septembre. Il s’agit de la première “claque”. En effet, le morceau est percutant, et le mixage audio réalisé par Adam “Nolly” Getgood est tout simplement exceptionnel, ce qui amplifie encore son impact. Un véritable régal. Tout est net et équilibré, les breakdowns sonnent encore plus lourds, et la batterie émerveillera tous les fans du style.

Une critique sociale

Trois semaines plus tard, le 3 octobre, Architects dévoile son troisième single intitulé Royal Beggars. Il s’agit incontestablement de l’une des plus belles chansons de cet album. L’alternance entre les passages atmosphériques et calmes contrastent avec ceux plus intenses, et apportent un réel dynamisme. Nous pouvons aussi remarquer que le groupe expérimente avec des éléments électroniques, qu’ils ont su très bien intégrer. Enfin, le quatrième single intitulé Modern Misery fait son apparition le 29 octobre. Il s’agit de la dernière chanson que le public découvrira avant la sortie officielle de l’album. Avec cette dernière, Architects met une fois de plus un point d’honneur à l’interprétation des paroles. Celles-ci sont riches de sens et poussent à la réflexion : “Hell must be empty, all the devils are here“. Tout se mélange et se complète d’une manière parfaitement fluide.

Holy Hell enfin sorti, et après l’avoir écouté plusieurs fois dans son intégralité, une première impression domine : Architects maîtrise parfaitement son art et s’impose comme l’un des grands groupes du genre Metalcore. Les musiciens savent composer leur musique, leurs paroles, et choisir leurs sujets afin de proposer un ensemble en symbiose. Cependant, l’album a une limite. En effet, Architects reste globalement sur ce qu’il sait faire, et très bien cela dit. Néanmoins, un peu plus de diversité aurait été la bienvenue. Nous ne sommes presque jamais surpris. Certaines chansons sortent clairement du lot, mais l’ensemble reste à l’image des précédents albums du groupe (Daybreaker, Lost Together // Lost Forever et All Our Gods Have Abandoned Us).

Un peu de nouveauté

L’album débute avec Death Is Not Defeat, une piste d’introduction surpuissante. La chanson se met en place immédiatement et joue de son surplus d’énergie afin d’attirer l’attention de l’auditeur. La structure est assez classique mais reste intéressante. Le groupe innove un peu avec l’utilisation d’éléments électroniques et orchestraux. Comme points forts, nous noterons le morceau éponyme avec son breakdown orchestré dévastateur, et The Seventh Circle qui relance le niveau d’énergie avec son introduction à la double pédale.

La chanson qui vient conclure l’album se nomme A Wasted Hymn. Elle est plus lente, et encore plus émotionnelle que les précédentes. La voix de Sam Carter brille particulièrement sur cette dernière piste. Les différentes facettes de sa voix sont accompagnées d’une manière envoûtante par le groupe. Grâce à cette dynamique particulière, les passages criés sont encore plus perçants et ont une intensité sans égale. La puissante batterie, les riffs massifs, l’atmosphère, le violon agrémenté de passages joués en spiccato, tant de choses qui font de A Wasted Hymn une formidable conclusion à cet ascenseur émotionnel qu’est Holy Hell.

All Is Not Lost

En définitive, Holy Hell est un excellent album. Architects maîtrise parfaitement son art, et l’opus s’impose d’ores et déjà comme un classique du genre Metalcore. Les passages orchestraux donnent une réelle plus-value aux chansons, et la voix de Sam Carter est à son apogée. Nous espérons que le groupe continuera à explorer en expérimentant un peu plus sur ses prochains albums. Nous nous quittons sur la note d’optimisme de A Wasted Hymn : “All is not lost“.

Chansons préférées de Holy Hell : Hereafter, Doomsday, A Wasted Hymn

Tags : Metalcore / Architects
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