Gwar se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une polémique politique aux États-Unis. Lors de son passage au Vans Warped Tour à Washington, D.C., le groupe a mis en scène l’éviscération d’une effigie de Donald Trump, déclenchant une vague de réactions indignées parmi certains soutiens du président américain.
Alors que les images circulent largement sur les réseaux sociaux, le chanteur Mike « Blöthar The Berserker » Bishop assure que Gwar n’a jamais changé sa manière de pratiquer la satire. Selon lui, ce sont les réactions du public qui ont évolué.
Une polémique qui rappelle Riot Fest
La séquence, filmée lors de l’étape washingtonienne du Vans Warped Tour, montre le traditionnel spectacle gore de Gwar appliqué à une caricature de Donald Trump. Rapidement relayée en ligne, elle a suscité de nombreuses critiques, certains internautes accusant le groupe d’encourager la violence.
Cette controverse fait écho à celle née après le Riot Fest 2025, lorsque Gwar avait déjà mis en scène l’« éventrement » de Trump et la « décapitation » d’Elon Musk. À l’époque, plusieurs figures du mouvement MAGA avaient dénoncé une prétendue incitation à la violence.
Comme nous l’expliquions dans cet article consacré aux menaces reçues par le groupe, l’affaire avait même débouché sur des menaces de mort visant certains membres de Gwar.
« Gwar n’a pas changé »
Dans un entretien accordé à Rocking With Jam Man, Bishop estime que le groupe est devenu une cible privilégiée de certains soutiens de Trump, malgré une tradition satirique qui vise depuis toujours des personnalités de tous horizons politiques.
« Les gens ont eu l’impression que Gwar avait changé. Pourtant, ce n’est pas le cas. C’est le monde autour de nous qui a changé. »
Le chanteur rappelle que Gwar met en scène depuis des décennies la mort fictive de personnalités politiques de tous bords. Ronald Reagan, Bill Clinton, Barack Obama, Joe Biden ou encore Hillary Clinton ont notamment déjà été visés par les spectacles du groupe.
« Ceux qui nous sont tombés dessus, ce sont les partisans de Trump. »
Interrogé sur d’éventuels échanges avec les services secrets américains à la suite de ces performances, Bishop a préféré répondre avec humour : « Disons simplement que Gwar figure sur certaines listes. »
Gwar killed Trump again at Warped Tour and people in the comments who don’t understand what Gwar does (they are monster alien warriors, scumdogs of the universe) are once again having a meltdown.
They kill every president (foreign and domestic, also the queen) and celebrity. No… pic.twitter.com/7c713ymySO
— Cassandra MacDonald (@CassandraRules) June 19, 2026