“On est justement dans un pays où on est censé en avoir le droit !” : Gwar défend sa liberté artistique après des menaces de mort

(Mis à jour le ) à 17h34
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“On est justement dans un pays où on est censé en avoir le droit !” : Gwar défend sa liberté artistique après des menaces de mort © Gwar (Presse)

Gwar se retrouve au cœur d’une polémique majeure après ses mises en scène sanglantes de Donald Trump et Elon Musk. Fidèle à son esthétique outrancière, le groupe a déclenché une vague de critiques virulentes… allant jusqu’à des menaces de mort. Une réaction inédite pour une formation pourtant habituée à provoquer depuis plus de 40 ans.

Riot Fest : la performance qui déclenche la tempête

La controverse remonte à l’automne 2025, lors du passage de Gwar au Riot Fest à Chicago. Comme à son habitude, le groupe met en scène des figures publiques dans des tableaux grotesques, mêlant faux sang et humour noir.

Cette fois, des séquences montrant un Donald Trump caricatural éventré et un Elon Musk décapité deviennent virales. Des figures influentes du mouvement MAGA dénoncent une incitation à la violence, alimentant une polémique qui dépasse largement le cadre du metal.

Dans la foulée, Gwar reçoit des menaces de mort. Un niveau de réaction rarement atteint, malgré des décennies de performances visant indistinctement dirigeants politiques, célébrités et figures d’autorité.

Une signature artistique revendiquée depuis 1984

Le chanteur Blöthar The Berserker rejette fermement les accusations : “Dire que Gwar banalise la violence est totalement absurde.” Il insiste sur la nature volontairement irréaliste du spectacle : “La violence dans un concert de Gwar n’a rien de réaliste. C’est du pur cartoon, du Looney Tunes.”

Depuis sa formation à Richmond en 1984, Gwar développe un univers unique, incarné par des personnages d’extraterrestres dégénérés venus de la planète Scumdogia. Sur scène, le groupe pratique une satire extrême, “exécutant” sans distinction des figures de tous horizons, de Joe Biden à Vladimir Poutine.

Loin de calmer le jeu, Gwar poursuit dans cette logique, intégrant récemment de nouvelles cibles comme l’ICE ou Kristi Noem à ses performances.

Menaces de mort : une limite franchie

Si le groupe tourne publiquement la polémique en dérision, les menaces reçues ont laissé des traces. Dans un nouvel entretien accordé au Guardian, le guitariste Mike Derks revient sur cette période : “C’est presque risible, mais recevoir des menaces de mort sur les réseaux sociaux, c’était franchement inquiétant.”

Il pointe aussi le paradoxe d’une telle réaction aux États-Unis : “Ça m’a vraiment agacé d’entendre des gens dire : ‘Vous ne pouvez pas faire ça.’ On est justement dans un pays où on est censé en avoir le droit ! Et on nous reproche ça après qu’on l’a fait pendant 40 ans.”

Malgré les tensions, Gwar reste actif et poursuit sa tournée nord-américaine, avec notamment des passages attendus à Louder Than Life 2026 et Headbangers Boat 2026.

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